‹ Sur les fonctions du cerveau et sur celles de chacune de ses parties, avec des observations sur la possibilité de reconnâitre les instincts, les penchans, les talens ou les dispositions morales et intellectuelles des hommes et des animaux par la configuration de leur cerveau et de leur tête (volume 4)Chapitre 44 sur 58 · S U II I- ES FO N C T I O N S · texte numérisé non relu

S U II I- ES FO N C T I O N S

les Papous, cl dont la justesse nous a paru confirmée, jusqua un certain point, par l’étude des mœurs des individus qui en font le sujet, nous semblent contredire les paradoxes de ces philosophes chagrins qui, indignés des vices de l’homme en société, ont inventé l’homme de la nature tel qu’il n’existe pas, et en ont fait un idéal séduisant pour lui prêter des attributs de puissance et des moyens de bonheur, que la civilisation et les lumières pourraient seules donner.

» Nous devons ajouter que les Papous seraient susceptibles d’éducation^ que leurs facultés intellectuelles 11e demanderaient qu’à être exercées et développées pour leur faire tenir un rang distingué parmi les nombreuses variétés de l’espèce humaine. ( Quoy et Gaimard, Zoologie du Voyage autour du Monde de M. le capitaine Freycinet. ) »

L’on voit, par cette relation, que d’autres voyageurs ont donné une idée très fausse de l'organisation de la tète des Papous, en la présentant comme extrêmement défectueuse. Les deux tètes décrites ici sont maintenant conservées dans ma collection.

De la physiognomonie , ou du talent de connaître V intérieur de V homme par son extérieur.

O11 entend par l’expression physiognomonie , l’art de connaître le caractère moral et intellectuel de l’homme par la seule conformation extérieure non-seulement du visage, mais de toutes les autres parties du corps , sans que ces parties soient en action.

Non-seulement le vulgaire, mais même plusieurs savans , donnent encore à cet art la préférence sur la physiologie du cerveau. D’autres s’imaginent que mes recherches sur les fonctions des parties cérébrales individuelles et sur les inductions à tirer de telle forme delà tête, sont de même nature que celles des physionomistes. Cependant il n’y a absolument pas de rapport entre les unes et les autres. Les physionomistes, Lavater par exemple, ne sont nullement guidés par des connaissances d’anatomie et de physiologie; les lois de l’organisation du système nerveux en général et du cerveau en particulier leur sont inconnues; ils ne se doutent pas de la composition différente du cerveau des diverses espèces d’animaux ; ils ne tiennent aucun compte des diffère ns résultats du développement différent des

parties cérébrales. Ils ignorent l’influence que le cerveau exerce sur la forme de la télé; ils n’ont aucune idée des cliangemens que l'encéphale et le crâne subissent dans les difïërens âges de la vie, dans les différentes maladies, dans la manie, etc. Ils sont encore imbus des préjugés reçus relativement aux causes des différentes qualités morales et des différentes facultés intellectuelles, et aux divisions qu’en ont établies les philosophes. Or, si l’on réfléchit que la cause matérielle de toutes les qualités et de toutes les facultés existe dans le cerveau , comment peut-on attendre des idées conformes à la nature , de la part d'hommes entièrement étrangers à la connaissance de la structure et des fonctions du cerveau ?

Aussi toutes les observations des physionomistes portent-elles sur des marques extrêmement variables. Depuis le temps que les physionomistes pratiquent leur art , ils n’ont pas établi encore un seul principe solide, un seul signe immuable. Tout ce qu’ils avancent se réduit à de la sensiblerie et à des déclamations. Qu’on lise tous les jugemens de Lavater, partout on retrouvera les mêmes écarts de 1 imagination , la même exaltation si contraire à l’esprit observateur. Le même caractère a tantôt son signe dans une certaine forme des yeux , tantôt dans une

certaine forme du nez, de la bouche , de la main, et meme dans une position particulière des dents. Ceci s’explique très bien : lorsque le physionomiste connaît le caractère de la personne, etqu’il trouve en elle une partie quelconque conformée d’une manière qui le frappe, cette conformation devient pour lui la marque distinctive de ce caractère. Lorsque l’on conduit un criminel à l’échafaud , il n’y a personne qui ne lise son crime sur sa figure; cependant à l’époque où il vivait encore dans la société , personne ne voyait ce que dans ce moment on y voit écrit avec des caractères si distincts.

Que l’on soumette la même tète, le meme dessin au jugement de trois zélés physionomistes. Chacun d’eux est persuadé de l’infaillibilité de ses connaissances , et cependant chacun d’eux portera un jugement tout différent. J’ai souvent montré une collection de quatre cents plâtres à des physionomistes très persuadés delà véracité de cette science. Mes plâtres rendent très fidèlement toutes les formes du front, du nez, des yeux, des joues, des lèvres, du menton, etc., et cependant aucun de ces physionomistes n’a jamais ni déterminé le caractère général, ni indiqué seulement une qualité ou une faculté particulière d’aucun des originaux de mes quatre

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cents plâtres. Tous se sont constamment (rompes.

Voila ^ dit plus d’un de mes lecteurs, ce qui ne me serait pas arrive; cent fois j'ai jugé le caractère des personnes sur leur physionomie, et je doute que je rne sois trompé jamais. Avez-vous jugé des personnes dont le caractère vous étai1 auparavant inconnu? Vous êtes-vous donné la peine et avez-vous eu le temps de constater voire jugement ? Avez-vous mangé un boisseau de sel avec chacune des personnes que vous avez jugées ? Et comment énoncez-vous vos jugemens? C’est un brave homme , une âme essentiellement honnête ; cet homme a quelque chose de faux dans les jeux , je ne méfierais pas a lui; c’est une personne aimable et d'une douceur an q clique ; quelle vénérable matrone ! etc. , etc. Mais qu’y a-t-il de déterminé dans tous ces jugemcns-là? Nous apprennent-ils par quelle qualité ou par quelle faculté tel individu se distingue?

J’ai prouvé que le cerveau est exclusivement l’organe de l’âme. Il n’y a donc que la forme du cerveau ou celle de la boîte osseuse, autant quelle est déterminée parla forme du cerveau, qui puisse nous faire juger des qualités ou des facultés. Il ne peut exister aucun rapport entre aucune autre partie quelconque et les qualités ou

nu CRU VEAU.

facultés. Il n’y a, ni dans le nez, ni dans les dents, ni dans les lèvres, ni dans les mâchoires, ni dans la main , ni dans le genou , aucune cause matérielle qui puisse déterminer l’existence d’une qualité ou d'une faculté ; ces parties 11e peuvent donc fournir aucune indication relative au caractère moral ou intellectuel.

Je sais bien que , selon les physionomistes , il existe une certaine harmonie entre toutes les parties du corps. « Il est évident, dit Lavater, que la vie intellectuelle , les facultés de l’entendement et de l’esprit humain, se manifestent surtout dans la conformation et la situation des os de la tète et principalement du front, quoique aux yeux d’un observateur attentif, elles soient sensibles dans tous les points du corps humain , à cause de son harmonie et de son homogénéité. » Dans celte hypothèse, ilseraitindifférent de prendre pour sujet de ses observations , le nez, le genou, le pied, la poitrine, la main ou le cerveau.

Je me suis entretenu sur cette matière avec les artistes les plus instruits. Assez généralement ils ont l’opinion que la forme d’une partie déterminée du corps étant donnée, l’on peut déterminer la forme des autres parties. Que le nez fait deviner le front et toute la le te ; qu’une forme déterminée du front suppose nécessairement telle V. *.>.8

forme du nez. Ces assertions m’ontengagé à faire les recherches les plus exactes. J’ai examine avec soin des dévots, des poètes, des philologues, des voluptueux, des guerriers, des ambitieux, qui avaient chacun l’organe cérébral de leur qualité ou faculté dominante extrêmement développé, et dans chacun je trouve un autre nez, d’autres lèvres , d’autres mains, etc.

En général, les physionomistes ont recours à plus d’une hypothèse gratuite. Ils vont jusqu’à dire que c’est l’âme qui construit elle-même son enveloppe corporelle, et que par conséquent celte dernière doit porter nécessairement l’empreinte des qualités et des facultés de la première.

i°. Cette assertion n’est prouvée par rien.

2°. Elle suppose que la cause de la différence des qualités et des facultés de l’âme dépend de l’âme elle-même et nullement des organes matériels.

3°. L’expérience prouve que, tantcliez l’homme que chez la femme, les vertus et les facultés ne sont nullement dans la proportion de la beauté de leurs parties, et de l’harmonie qui règne entre elles.

Et après tout, lorsqu’un physionomiste a prononcé un jugement, par quoi s’esl-il laissé déterminer? Pourra-t-il me «lire quelle espèce

d’yeux, de nez, de bouche, a la personne qu’il vient de juger? Il 11’a donc pas jugé d’après les formes des parties , et , par conséquent, il n'a pas jugé en physionomiste. Les gestes, la démarche, l’habitude du corps, le mouvement des yeux, le parler, etc., ont déterminé son jugement, sans que lui-même se soit rendu compte comment il a porté un jugement pathognomique, c’est-àdire, il a jugé les mouvemens et non la forme des parties j dans ce cas , nous pourrons nous entendre.

Ce n’est pas sans une espèce de confusion que je fais mention de l’opinion suivant laquelle on peut juger le caractère de l’homme par la ressemblance qu’il a avec l’animal. Où trouve-t-on ces ressemblances? encore dans le nez, les mâchoires , les yeux , la bouche et que peuventelles indiquer par conséquent? Que l’on donne à deviner à deux personnes à quel animal je ressemble ,* chacune des deux en nommera un autre. Cependant, dit-on, Socrate ressemblait à un satyre, et, selon son propre aveu, il en avait les inclinations. Mais quelle espèce d’animal est-ce qu’un satyre? Et où est la tête forte, quelle que soit sa physionomie, qui 11’ait à lutter contre les désirs delà chair ?

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De la pathognomique el de lu mimique ou delà pantomime.

J’ai dit que I on ne juge pas en physionomiste toutes les fois que l’on prononce un jugement sur le caractère d’une personne, sans se rendre un compte exact îles formes des parties sur lesquelles on motive son jugement. Si les parties en question sont en mouvement, et si ce sont, les mouvemens que l’on juge , l'on prononce un jugement pathognomique ; car l’art déjuger une personne pur ses gestes, par toute l’habitude de son corps , c’est la pathognomique.

Cet art est fondé dans la nature meme, car c’est la nature qui inspire tous les gestes, les attitudes, les mouvemens, toute la pantomime enfin par laquelle l’homme et, les animaux expriment leurs sentimens et leurs idées. La pathognomique a scs lois fixes et immuables, soit qu’on l’applique à l’homme ou aux animaux, autant qu’il est question de l’expression des memes sentimens et des mêmes idées. La pantomime est le langage universel de toutes les nations et de tous les animaux; il n’y a pas de bête, il n’y a pas d’homme qui ne l'apprenne; il n’y a pas de bête, il n’y a pas d’homme qui ne l’entende telle accompagne la parole et en renforce l’expression; elle supplée aux défectuosités du langage articulé; les

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paroles peuvent être ambiguës, la pantomime ne l’est jamais.

Qui ne reconnaît, à sa pantomime, !c voluptueux , le ferrailleur, le glorieux, l’homme vam, le dévot, etc.; s’est-on jamais trompé sur l’expression de la colère, du désespoir, de la jalousie, du désir de la vengeance, de la douleur, de l’attendrissement, de l’ironie, tic la gaîté, de la confusion , de l’envie, etc.?

Il est cependant des personnes quiprétendent que l’expression des affections, des passions , des sentimens, des idées, n’est point soumise à des lois invariables; qu’elle est arbitraire et qu’elle varie selon l’homme, selon l’animal qui la rend.

11 n’y a nul doute que les sentimens et les idées lie soient modifiés différemment dans chaque individu qui les éprouve, et que par conséquent la pantomime de chacun de ses individus ne doi\e être modifiée différemment. Cependant, quant à l’essentiel , tous les individus humains sentant et pensant de la meme manière, leur pantomime doit donc aussi être la même quant à l’essentiel. Si cette pantomime était arbitraire, comment les enfans, les animaux même la comprendraient-ils?

Une autre cause encore qui fait que la pantomime des affections , etc., ne peut pas être absolument uniforme dans tous ses détails, c’est

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qu’il y a presque toujours complication de differentes affections, et que ce n’est pas, tant s’en faut, la complication des memes affections quia lieu constamment. La jalousie, par exemple, s’exprime différemment selon qu’elle est compliquée de colère, d’un désir comprimé de vengeance, de confusion, d’orgueil, de douleur de se voir trahi, de mépris, d’ironie, etc. La pantomime doit nécessairement se compliquer de l’expression des différens sentimens , des différentes idées, des différentes passions qui viennent assaillir l’individu simultanément.

Que seraient la gravure, la peinture, la sculpture , l’art du comédien , l’éloquence, la poésie, si l’expression des sentimens et des idées n’était pas soumise à d’immuables lois? Quels moyens auraient-ils en leur puissance pour peindre la modestie, la prudence, la contrition , l'ellroi, le désespoir, la bassesse, les remords, l’innocence, la joie, la colère, le mépris, la fierté, la méditation , le recueillement, la dévotion , la fermeté ? Comment l’œil du gladiateur mourant nous di • i'ait-il : Je meurs , mais je ne puis ni en étonner ni ni en affliger? Comment Laocoon nous présenterait-il l’image de l’homme succombant aux souffrances sans trop de faiblesse ? Qui pourrait comprendre leur langage? Ne confondrait-on pas l’expression de l’amour avec celle de la

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haine , l’expression de l’envie avec celle de la bienveillance ?

Où est enfin l’homme ou l’animal qui réfléchisse sur la manière dont il veut faire comprendre à d’autres ses senlimens et ses idées? Au moment meme où l’idée et le sentimentnaissenl, ils sont écrits sur l’extérieur en caractères lisibles pour tout le monde. Il est donc certain que les senlimens, les idées, les affections, les passions sc manifestent au dehors par la mimique, d’après des lois déterminées et invariables.

Mais comment se fait-il que chaque affection , chaque passion, chaque sentiment, chaque idée produise une pantomime particulière et propre? Comment se fait-il que l’homme humble marche courbé et les regards attachés à la terre, tandis que l’orgueilleux s’avance la poitrine en avant et la tète haute? Que pendant les jouissances de l’amour nous retirons la nuque en arrière? Que le dévot relève la tète en avant et porte ses regards et ses mains vers le ciel ?

Questions hardies, et d’autant plus hardies que personne n’a eu jusqu’ici l’idée de rechercher la cause de ces phénomènes. Voyons si l’organologie est capable de répandre quelque lumière sur ces mystères.

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Des sources intérieures de La mimique en gênéneral, et de la mimique de chaque affection , de chaque sentiment , de chaque passion , etc., en particulier.

Le cerveau est la source de tous les sentimens, de toutes les idées, de toutes les affections , de toutes les passions ; leur manifestation quelconque doit donc dépendre du cerveau et être modifiée par lui. Le cerveau est en liaison avec les instrumens de tous les sens, et, à l’aide de la moelle épinière , il l’est également avec les instrumens des mouvemens volontaires. Il domino les sens, les muscles , et par conséquent les extrémités ; il met en action chacune des parties ; par son activité il détermine le mouvement qu’elles doivent Lire , la position qu’elles doivent adopter ; dès qu’il est en repos, les sens, les muscles et les membres sont dans l’inaction.

Mais les différens organes cérébraux sont placés dans des régions différentes. L’action du cerveau, selon que tel organe ou tel autre est actil , doit donc aussi partir de différentes régions. Chacun des organes cérébraux met à son unisson, d’une manière à lui particulière et conforme à son siège , les instrumens des sens , les muscles, les extrémités. Chaque organe ex-

prime donc sou action par un jeu do pantomime particulier; par conséquent ce jeu de pantomime est le langage propre de l’organe en question, et il décèle non-seulement la nature du sentiment, de l’idée, de l’affection, de la passion, mais il trahit encore le siège de l’organe par lequel ces mouvemens ont été commandés.

L’organologie peut donc tirer de la mimique deux avantages également précieux : i°. La mimique peut servir à lui indiquer la place du cerveau où se trouve l’organe qui agit dans tel cas particulier, et frayer ainsi à l’organologiste le chemin pour arriver à des preuves qui mettent hors de doute ce qu’il n’avait fait d’abord que soupçonner ; 2°. elle lui sert de confirmation , en concourant à prouver que l’organe dont il observe l’action, est placé en effet à l’endroit que, guidé par d’autres faits , il lui avait assigné. En traitant des organes en particulier , j’aurais pu rapporter, à l’occasion de chacun d’eux, ce qui a trait à la mimique ; je ne l’ai point fait, parce que je croyais pouvoir me passer de cesurcroit de preuve, et que je préférais exposer sans interruption tout ce qui tient à la patliognomique.

Maintenant le lecteur esta meme de deviner et de juger la mimique de chaque organe en particulier. Cependant avant d’entrer dans aucun détail , je vais déterminer les principes géné-

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raux de la manifestalion extérieure de l'action des organes :

i°. Les organes qui ont leur sie'ge dans les régions inférieures du cerveau, lorsqu’ils agissent avec énergie, portent de haut en bas la tête, dépriment et raccourcissent le corps.

2°. Ceux des organes qui sont placés dans les régions supérieures du cerveau, lors de leur ac tion énergique, élèvent la tête et tout le corps.

3°. Les organes placés dans les régions supérieures-postérieures du cerveau, dépriment la tête et tout le corps en arrière de haut en bas.

4°. Les organes placés dans les régions inférieures-antérieures du cerveau, dirigent la tête et tout le corps en avant et vers le bas.

5°. Les organes placés dans les régions supérieures-antérieures du cerveau, élèvent la tête et tout le corps, et les portent en avant.

G0. Les organes placés à la partie supérieurepostérieure du cerveau, élèvent la tète et le corps, et les portent en arrière.

7°. Les organes placés dans les régions intérieures du cerveau , en ligne perpendiculaire avec le grand trou occipital , abaissent perpendiculairement la tète et tout le corps.

8". Les organes placés dans la région supérieure du cerveau , perpendiculairement audessus du grand trou occipital , élèvent perpendiculairement la tète et tout le corps.

çf. Lorsque les organes jumeaux de chaque fonction agissent simultanément , la tète et tout le corps se meuvent symétriquement d’avant en arrière, de haut en bas, etc., suivant que l’organe qui agit est placé dans la région antérieurepostérieure, supérieure ou inférieure du cerveau.

io°. Lorsqu’il n’y a que l’un des deux organes pairs qui agit, la tète et le corps se meuvent du coté où est placé cet organe, de haut en bas , de bas en haut, d’avant en arrière, d’arrière en avant, selon que l’organe agissant est placé dans la région inférieure supérieure, antérieure ou postérieure du cerveau.

t i°. Lorsque les deux organes pairs agissent alternativement, la tète et le corps font alternativement les mouvemens conformes à leur action, tantôt d’un côté, tantôt de l’autre.

12°. Lorsque les organes pairs, ayant leur siège dans l’axe perpendiculaire du cerveau, agissent alternativement , la tète se meut sur sou pivot de droite à gauche, et de gauche à droite,

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