‹ Sur les Gekkonidae fossilesChapitre 4 sur 7 · C : autre maxillaire droit, face supérieure · texte numérisé non relu

C : autre maxillaire droit, face supérieure

(Coll. Labor. Paîéont. Muséum).

J’ai déjà signalé 3 que le dentaire figuré par J. Piveteau et rapproché par l’auteur d’un crâne d’Anoure appartenait en réalité à

1. Dédié à M. le Prof. Piveteau, de la Faculté des Sciences de Paris.

2. J. Piveteau, Ann. Paléontologie , 16, p. 63, pl. VIII, Paris, 1927.

♦ 3. Communication à la Soc. Géol. Fr. y 28 mai 1945. Sous presse au Bulletin.

un Gekkonidé. Je donne ici une nouvelle figure du type retrouvé dans les collections de paléontologie du Muséum. Au total, je connais, provenant des Phosphorites du Quercy (Éocène supérieur ou Oligocène), 4 dentaires gauches et 3 droits, plus ou moins incomplets. Ces os ont bien la morphologie de ceux des Gekkonidés. Ils sont longuement refermés en un tube autour du cartilage de Mcckcl. La face externe porte un sillon sur le parcours duquel s’ouvrent les foramens pour la sortie des branches du nerf alvéolaire inférieur. Les dents pleurodontes, nombreuses, serrées, cylindriques, grêles, coelodontes sont du type banal rencontre chez les Gekkonidés.

Je rapproche de ces dentaires quelques maxillaires incomplets (1 gauche et 2 droits) provenant des mêmes gisements et dont deux figurés ici constituent des paratypes de l’espèce. Là encore, la morphologie est bien celle des Gekkonidés, avec une lamina horizontalis très étalée sur le côté interne et avec une dentition comparable à celle dont il vient d’être question. La face externe indique un crâne déprimé comme il est' de règle chez les Gekkonidés. Elle porte 2, parfois 3 rangées horizontales ■ de foramens bien marqués. "

Je ne puis affirmer que la forme fossile, qui représente une espèce distincte, n’appartient pas à un genre actuel. La classification des Gekkonidés actuels repose en effet sur la forme et l’ornementation des doigts : il en résulte une grosse difficulté pour classer les os isolés. Je crois cependant commode de proposer un nom d’attente pour la forme des Phosphorites, quitte à le faire tomber en synonymie s’il est prouvé qu’il fait double emploi avec un genre représenté aujourd’hui. Mais cette éventualité est bien improbable.

c. — Gerandogekko Arambourgi 1 gen. et sp. nov. (fig. 3).

Les gisements aquitaniens de Saint-Gérand-lc-Puy (Allier) m’ont fourni 2 petits frontaux incomplets et un fragment postérieur de maxillaire droit provenant d’un individu plus petit. Il s’agit d’un Gekkonidé d’apparence moderne. Les os sont très minces et fragiles. Le frontal, parfaitement lisse, est légèrement déprimé à la face supérieure. Il montre aussi des faces d’insertion des pré- et postfrontaux largement séparées au-dessus de l’orbite.

Plus encore que pour la forme précédente, je garde des doutes sur l’individualité du genre proposé ici. Mais encore une fois, il est préférable de lui donner un nom particulier plutôt que de faire un rapprochement insuffisamment justifié avec un genre actuel.

1. Dédié à M. le Prof. Arambourg, Dir. du Labor. Paléont. du Muséum. *

Fig. 3. — Gerandogekko Arambourgi X 6.

A : frontal, faces ventrale (A*), dorsale (A 2 ) et latérale gauche (A s ).

B : autre frontal, faces ventrale (B*) et dorsale (B 2 ).

G : partie postérieure d'un petit maxillaire droit, faces externe (C x ) et ventrale (C 2 )* (Coll. Hoffstetter, Labor. Paléont. Muséum).

d. — Gerandogekko Gaillardi 1 nov. sp. (fig. 4).

Un petit Gekkonidé très proche du précédent mais plus petit a laissé des restes fragmentaires dans le Sidérolithique vindobonien de la Grive-Saint-Alban (Isère). J’ai retrouvé, dans les collections du Muséum de Lyon, 5 dentaires gauches et 5 droits, 1 maxillaire droit, 1 frontal et 2 vertèbres amphicœles, ces dernières provenant d’un petit individu. On y retrouve tous les caractères des Gekkonidés s. s. Il s’agit d’une espèce distincte de Gerandogekko.

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