SYMPTOMES DE L’'INTOXICATION
Symptômes digestifs
Ils sont ici souvent peu importants, quoique l’on ait noté des nausées, des vomissements et des douleurs abdominales dans certains cas, et même de l’ictère (Observations de BrowxN et de MiLLsPAUH).
Symptômes nerveux
Ce sont eux qui, avec les phénomènes auriculaires, dominent le tableau clinique.
Même après absorption d’une dose faible il est fréquent que les sujets qui emploient l’essence de chenopode ressentent quelques fourmillements, parfois quelques crampes des extrémités.
Dans les cas d’intoxication proprement dite, les symptômes débutent par une céphalée frontale pénible, à laquelle se joignent bientôt du tremblement ainsi que des troubles de l’équilibre: le sujet ressent des vertiges, sa démarche est chancelante, il titube, tombe, ne peut se relever qu'avec difficulté. Cette difficulté de la marche est si prononcée que HUüNT et GETTLER emploient le terme d’ataxie.
Le coma qui s'accompagne de respiration stertoreuse, de dilatation pupillaire, est entrecoupé de
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convulsions (PARAMORE, RYHINER, etc.) qui peuvent d'ailleurs être unilatérales (cas de BROWN, cas de Bon» et cas publié en 1851 dans le Journal de Bosfon) au moins par intervalle. Il peut s’agir aussi de fibrillations (BRüNING). Le coma ne survient pas toujours d’emblée : il est souvent précédé de somnolence.
Ajoutons qu’en 1878, BrowN a publié un cas mortel où il parle d’aphasie.
Symptômes sensoriels
Ici comme dans les intoxications par les autres antihelmintiques, que nous avons vus précédemment, ce sont les symptômes sensoriels qui sont les plus intéressants. Mais tandis qu’avec la fougère mâle, la pelletierine, la santonine, les phénomènes étaient avant tout visuels, ici, avec l’essence de chenopode, ils sont avant tout auditifs.
LES PHÉNOMÈNES VISUELS existent cependant, pouvant consister en hallucinations ou en baisse de la vision. Néanmoins, ils sont peu fréquents et passagers.
LES PHÉNOMÈNES AUDITIFS au contraire sont fréquents. Nous n’insisterons pas sur les bourdonnements doreille, qui peuvent persister plusieurs jours, marqués surtout la nuit et pouvant gêner le sommeil, ni sur les vertiges qui traduisent peut-être une atteinte labyrinthique, maïs sur la séméiologie desquels les observations que nous avons pu consulter sont bien peu précises. Notons toutefois que le nystagmus est signalé par RYHINER.
Ce qui frappe en réalité, c’est la surdité (Observations de BROWN, de PorE, de NorTH, d'OPPIKOFER,