‹ Sur les intoxications par quelques antihelminthiquesChapitre 34 sur 38 · AUTRES · texte numérisé non relu

AUTRES

Les troubles digestifs paraissent plus intenses avec la fougère mâle qu’avec les autres antihelmintiques. L'ictère est également plus fréquent avec elle.

Tous quatre ont, indépendamment de l’action sensorielle, une action marquée sur le système nerveux central, se traduisant par la céphalée, les crampes, les vertiges, la titubation, la somnolence et le coma.

L'action sur le cœur et sur les reins est assez secondaire.

La mort peut survenir avec l’un quelconque des quatre antihelmintiques. En cas d’intoxication sérieuse le chenopodium paraît donner une mortalité plus élevée que la fougère mâle. Les cas de mort après pelletiérine et santonine sont beaucoup plus rares. Le serñen contra et l’écorce de grenadier paraissent peu à craindre.

- La mort survient plus rapidement avec la fougère mâle qu’avec le chenopodium.

La plupart des cas d’intoxication sont dus à l’emploi de doses trop élevées, mais la marge est faible entre la dose thérapeutique et la dose toxique. Avec la fougère mâle même des cas d’intoxication — même deux cas mortels — sont survenus après emploi de doses thérapeutiques.

Une conclusion s'impose : aucun antihelmintique ne doit être prescrit sans examen clinique complet du sujet et sans s’être assuré (au besoin par un examen de laboratoire) qu’il est réellement atteint de vers intestinaux. Bien des mères donnent systématiquement à leurs jeunes enfants des antihelmintiques divers et répètent leur administration, mettant peut-être sur le compte des vers les troubles divers qui n’existent peut-être que du fait de l’antihelmintique ! Les pharmaciens ne devraient délivrer les antihelmintiques que sur prescription médicale.

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