Ile Semisopotschy. Fumée
43. Ile Sitignak, montagne ignivome en 1776 (Bragin). — Sources chaudes.
44. Ile Petite-Sitchin avec un volcan qui fumait en 1828 (Lutke).
Cette liste forme une note du troisième mémoire de l'auteur, " Zur Kaefer Fauna der Nord-Amerikanischen Laender des Russischen Reiches'', dans lequel il rend compte des résultats obtenus par M. le conducteur H. J. Holmberg.
. M. Holmberg était, le 10 avril 1850, à Neu -Arkangelsk, dans nie Sitkha , qu'il commença à explorer en mai ; il passa Thiv^er en Californie et aux lies Sandwich, d'où il revint à l'Ile de Sitkha le 17 avril 1881. Le 10 mai suivant, il était sur la péninsule de Kenai. Il a parcouru le pays pendant Tété ; il était de retour à Sitkha le 18 octobre et il s'y embarquait le 17 décembre pour l'Europe (1).
(1) Buil, de la Soc, imp. des Natur. de Moscou, t. XXYI, p. 104-106, n» 3, 1853.
Son journal ne contient-il aucun fait , aucun document séismique? Tous les volcans étaient-ils en repos ? M. Mannerhelm ne cite aucune éruption, aucun tremblement de terre.
De ces 44 volcans, 27 seulement sont marqués sur la carte que M. W. Hermann a publiée, il y a vingt ans.
Ce sont de Touest à l'est :
Ostrowa Semisopotschni (deux points rouges sur la même lie),
West Sitchin,
Ostrowa Goreli,
Kanjaga,
Kliutschewsk (deux sur la même lie),
Korowinsk (deux points rouges),
Siguam,
Tanach-Angunakh,
Vunaska,
Kigamiliakh,
Tulisksk Vulc. et
Wsewidowsk Vulc. (au nord du précédent sur la même lie),
Âgaschagokh,
Makuschinskaja Sopka,
Akun,
Progromnoi Vulc,
Akutan,
Schischaldinskoi.
Sur la péninsule :
Morschewskaja Sopka, Pawlowskaja Sopka, Medwednikowskaja Sopka.
Sur la terre ferme :
llaemaen.
Wrangell Vulc,
Elias Berg (non marqué en rouge),
Cerro de Buen Tiempo,
et enfin Ëdgecumbe (sur une ile près de Sitka).
L'auteur fait remarquer qu'il n*a noté que les plus considérables et que dans ces régions les éruptions sousmarines et les secousses de tremblements de terre sont fréquentes. La carte qui a pour titre : a Allgemeine Vulcanen- Karte der Erde , nach den ncueslen und besten Quellen entworfen, » une feuille, a paru à Berlin en 1856. Je n'en connais pas de texte explicatif.
Je passe maintenant à la description particulière de chacun de ces évents ou foyers volcaniques, en procédant de l'ouest à Test comme je viens de le dire.
PREMIER GROUPE. — Iles Anoréanoss ou Négo. 1. Petite Sitkhin on Sitkhin occidentale.
- C'est la première où nous trouvons un volcan brûlant : le cratère s'ouvre sur le sommet de la montagne par lat. 51*57' N. et long. n7«>0' E. Suivant Landgrebe, qui le place par lat. 51*59' N. et long. 177*26' E., le volcan ne se trouve pas sur l'Ile même, mais il s'élève de la mer, tou près de la cAte orientale.
Suivant Grewingk, Lutke l'a vue fumer en 1828.
Ile Sitignak.
M. Mannerheim place cette lie entre la Petite Sitchin et Semisopotschy et la cite, d'après Bragin, comme ayant une montagne ignivome. C'est son n* 43. « A vingt verstes à l'ouest d'Âmtschigda, dit Pallas, se trouve la petite ile rocheuse de Sitignak, avec une montagne ignivome (fuerspevenden Berge) et quelques sources chaudes ; mais on ne
peut y aborder ; elle est inhabitée (1). » — Grewingk , qui cite ce passage de Pallas, ajoute , entre parenthèses (Juli, 1776), après les mots feuerspeienden Berge (2). Plus loin, p. 208 et 209, il signale encore celte lie comme ayant eu, suivant Bragin, une éruption en juillet 1776.