‹ Sur les tremblements de terre de la péninsule scandinaveChapitre 20 sur 57 · Koninschy · texte numérisé non relu

Koninschy

Lat. 5î2« 15' 48* N. et long. H?» 17' 0. C'est un rocher irrégulier, à pente abrupte, presque verticale du côté du nord, et qui n'a pas plus d'un mille géographique de longueur. Sa surface est partout hérissée de roches anguleuses dont la forme change constamment sous l'action volcanique; en plusieurs endroits, elle présente des ouvertures d'où s'échappe une épaisse fumée. Les Aleutiens ont observé que ce rocher, tout à fait remarquable, s'élève de plus en plus, quoique d'une manière lente, au-dessus des eaux. — De Buéh ne mentionne pas ce volcan.

M. Mannerheim écrit Konjuschy. C'est son n"* 35.

Ile Atkha on Atcha ou àtkn.

C'est une des lies les plus considérables de cet archipel linéaire, sa plus grande longueur est du S. au N., et c'est dans son voisinage, dit M. Berghaus, que se sont accomplis des phénomènes remarquables pendant ces derniers temps ; elle renferme trois volcans qui sont :

9. Le Kliutschewsk , lat. 52° 20' N. et long. 176° 20' 1/2 0.

10. Le Korominsk, lat. 52» 23' 42" N. et long. 176« 21' 18" 0. Tous deux se trouvent sur la presqu'île au nord d'Atkha.

11. Un troisième volcan, sur la pointe nord-est, et plusieurs autres bouches volcaniques auxquels les Aleutiens

ont sans doute imposé des noms, mais qui n'en ont pas encore reçu des Européens. Tous ces volcans sont couverts, à leurs sommets, de neiges perpétuelles. Le Korowinsk, d'après une mesure exacte de Jeghestroem, a 758 t. 8 (1 479 m.) de hauteur; il fume continuellement. Le Kliutschewsk, comme le volcan du même nom au Kamtschatka, est ainsi nommé du grand nombre de sources chaudes qui coulent à sa base. De ses bouches nombreuses il lance d'ailleurs, dans des intervalles d'une minute, un liquide visqueux et bouillonnant qui exhale une odeur de soufre; on y voit toujours un bouillonnement, avec effervescence, semblable à celui d'une poix épaisse, mais beaucoup plus fort ; on y entend des bruits sourds et souterrains, semblables à ceux de plusieurs machines à vapeur en mouvement.

Le docteur C. Grewingk, comme M. Mannerheim, compte cinq volcans dans cette lie. Il appelle le troisième, situé sur la pointe NE., le volcan SarytscheWy du nom du navigateur qui l'a vu le 28 mai 1792 et qui parait l'avoir signalé le premier. Il le place par lat. 52° 1/3 N. et long. 173° 47 0. de Gr. — Mais en général les coordonnées géographiques qu'il donne diffèrent de celles que j'emprunte à Berghaus. Le quatrième, à six milles à l'ouest de la Korowinskaja Sopka, est le Konischen Vulkan, le volcan conique, par lat. 52° 22' 1/2 et long. 174° 6' ; le cinquième, plus loin encore au sud, sur une péninsule réunie par une petite langue de terre à l'Ile principale, est le mont Sergejewsky, par lat. 52° 18' et long. 174° 9'. Le Sarylschew a eu une forte éruption en 1812. (L. c, p. 150.)

Pallas écrit Âtchu, d'après Bragin qui a vu cette lie en 1776. Il aborda, le 2 août (v. st.), dans un port situé à la pointe orientale. Il dit qu'on y trouve beaucoup de soufre, provenant d'un volcan du voisinage et autour duquel sourdent des sources chaudes. (L. c, p. 317.)

Dans le voisinage d'Âtkha s'étend la longue et étroite

ET PHÉNOSilÉNES VOLCANIQUES. 33

lie d'AmUa sur laquelle on n*a reconnu aucun cratère d'éruption, mais que la forme conique de ses montagnes porte à considérer comme ayant été le foyer d'actions volcaniques.

Sarytschew l'a vue le 28 mai 1790. « Elle est nue, montagneuse, étroite et longue d'environ 44 milles de l'ouest à l'est. La partie orientale n'est qu'une haute muraille de rochers escarpés. Au milieu se trouvent plusieurs montagnes insignifiantes qui se dressent comme des cônes séparés les uns des autres (i). »

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