‹ Sur les tremblements de terre de la péninsule scandinaveChapitre 29 sur 57 · V. Pawlowsky, sur la côte ouest de la baie Pawlowskaja · texte numérisé non relu

V. Pawlowsky, sur la côte ouest de la baie Pawlowskaja

C'est dans cet ordre que je vais les décrire en continuant les n*»* de la série :

34. Morschowsky. « C'est, dit Bcrghaus, un volcan très élevé, situé sur la côie occidentale de la grande baie de Morosowsky et près de son entrée. » Landgrebe ne dit rien de plus. Grewingk en fixe la position par lat. SS^'S' N. et long. 162«37' 0. de Gr. Il ajoute que, d'après Venjaminow (I, 222), ce pic vomissait autrefois de grandes flammes, et de la fumée.

35. Hedwenikowsky. « Ce volcan s'élève au milieu des débris incontestables d'une montagne jadis considérable, aujourd'hui ruinée, tronquée, et cependant encore la plus haute de la péninsule, en avant de la chaîne centrale. Il est probable que c'est à ce volcan qu'il faut rapporter l'éruption dont parle Chamisso, comme ayant eu lieu quelques années (einigen lahren) avant l'arrivée de l'expédition de Kotzebue, en 18i7, dans ces parages et durant laquelle il se serait affaissé. Cette éruption remontée 1786 9 (M. Berghaus).

H. Landgrebe lui attribue aussi cette éruption de 1786, et il ajoute : « Ce volcan a eu encore, dans les dix premières années de ce siècle , une éruption violente pendant laquelle des bruits comparables aux plus forts coups de tonnerre ont été entendus jusqu'à Unalaschka, quoique cette lie s'en trouve à dix milles de distance. D'après Otto von Kotzebue (II, 108), la montagne lança alors une énorme quantité de petites bombes volcaniques qui n'avaient guère que la grosseur d'une noix et qui étaient formées de lave basaltique, d Je rapporte plus loin le texte de Kotzebue (au 21 juillet 1817, 2« partie). Diaprés ce texte, le Medwe* nikowsky n'est pas clairement indiqué et les expressions c Vor einigen Jahren » sont, comme on le voit, inter-

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prêtées différemment par MM. Berghaus et Landgrebe qui, d'ailleurs, attribuent tous deux une forte éruption à ce

volcan en 1786.

M. Grewingk ne la nie pas, mais il parait en douter. Il fixe la position du volcan par55<>5' de lat. et 16^0' de long. 0. de Gr. < Ce volcan, dit-il seulement, a l'aspect d'une montagne complètement éboulée ; » et il ajoute en note : « C'est peut-être de ce volcan que parle Sarytschew, quand il dit , qu'en face de l'Ile Unatchoch, il y a, sur la péninsule d'Alaeksa , une haute montagne volcanique dont le sommet s'est éboulé en 1786 pendant une éruption accompagnée de bruits considérables. Venjaminow ne dit rien de cette montagne. »

Et ailleurs, p. 204 : « Comme le Morshowsky, il était en repos quand Krinitzun les a vus en 1768 et 1769. Mais l'un des deux , le Medwenikowsky (?) , était en activité lors du passage de Sarytschew en 1790. Depuis, ils paraissent être restés calmes. »

36. Pawlowsky. « Il se trouve tout près de la mer, dit Berghaus, à l'entrée et sur la côte occidentale de la grande baie Pawlowska. Suivant de Chamisso, c'est le volcan le plus haut de la péninsule, plus haut même que le pic d'Unimak (lequel?). Il a deux cratères dont l'un, celui du sud, est seul en activité; l'autre, celui du nord , qui brûlait encore il y a un demi-siècle environ, parait s'être éteint à la suite d'un tremblement de terre très violent. »

Landgrebe reproduit cette description et ajoute , comme le dit de Buch, en parlant du premier pic qu'en rencontre au NE., que son sommet pointu est couvert de neiges qui descendent jusqu'aux deux tiers de sa hauteur, et même plus bas du côté de la mer. C'est ce que de Chamisso a dit le premier.

Voici maintenant la description qu'en donne Grewingk ;

« Sur la rive gauche (ouest) de la baie Pawlowska , par 55° 2/6 lat. N. et 161 « 3/4 long. 0. de Gr., s'élève le volcan

Pawlowsky, avec deux cratères dont celai du sud est seul actif; celui du nord Tétait encore, il y a environ 60 ans (en 1786), mais son activité cessa à la suite d'un violent tremblenient de terre, pendant lequel il s'éboula au milieu de bruits épouvantables. »

On le voit , cette description ne diffère pas sensiblement de celle qu'en donnent Berghaus et Landgrebe , sauf que, à l'exemple de de Buch, il rapporte à Tan 1786 Téboulement d*une partie du volcan.

Comme eux, il cite aussi de Chamisso, mais il l'interprète comme de Buch. Voici le texte tel qu'il le donne, commenté par trois parenthèses : Die zwei Piks der Halbinsel Alaeksa sind von ausserordenliche Hoehe. Der erste im Nordosten (wahrscheinlich der Pawlowsky V.) welcher vor einigen Jahren (1786) bei einem Ausbruch in sich versank, scheint noch mit abgestumpften Gipfel der hoehere zu sein. Der folgende (Hedwenikowsky oder Morschewskoj ?) ein scharfgespitzerKegel, istaugenscheinlich hoeher, als der Pik auf Unimak.

« En arrière du volcan , ajoute-t-il d*après Venjaminow (I, 322), s'élève une chaîne dentelée dont les nombreuses colonnes et pyramides régulières, vues du SE., lui donnent l'air d'une église ou d'un monastère avec ses tours. »

Et plus loin : « D'après les renseignements fournis par Promûschlenniki ^ il aurait été en activité de 1762 à 1786. Sarylschew l'a revu actif en 1790, et il a fumé jusque dans ces derniers temps , suivant Wosnessensky, qui a exploré les Aléoutes en 1842 et 1843. »

Dans sa Chronik der Erdbeben and Vulcan-Ambrûche, von Hoff rapporte à l'année 1786 une éruption du volcan Kitagotach sur la péninsule d'Alaschka, et cite comme source : Sarytschew's achtjahrige Reise im nordl. SiMrien, teutsche Uebers, von Busse Th. II, S. 28. Hais il ne mentionne pas le Kitagotach dans la liste des volcans, qui se trouve au commencement de sa chronique, et qui n'est, du

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reste, que celle de Berghaus, que j'ai moi-roême pris pour guide.

Dans cette liste, c'est le Medwednikowskaja Sopka qui est signalé comme ayant eu, en 1786, une éruption pendant laquelle il s'écroula.

M. Mannerheim, qui cite si souvent Sarylschew, ne donne pas non plus, dans sa liste des volcans des lies Âleutiennes, ce Kitagotach que je ne trouve nulle part. Sarytschew indique, il est vrai, une petite lie de ce nom près de nie Sannach; mais il place, sur la côte de la péninsule, la haute montagne ignivome qui a fait éruption en 1786. (Voira cette date).

Ile Onnga on Unga.

« On dit qu'anciennement dans Tile d'Ounga , à l'est de la presqu'île Âliaska, ont eu lieu des phénomènes volcaniques. Cette lie est montageuse , mais les élévations n'y sont pas considérables. On me montra un morceau de bois pétrifié, des cristaux de quartz isolés, et quelques morceaux de charbon de terre provenant de cette lie; on dit que la dernière de ces productions s'y présente en couches éten. dues, dans l'anse Zakharoff. » (Postels, 1. c, p. 26).

On n'y signale aucun cône volcanique avec cratères. Suivant Venjaminow (I, 27), il y eut, le 27 juillet 1788, une inondation épouvantable dans laquelle beaucoup d'Aléoutes perdirent la vie. Il parait qu'elle s'étendit aussi sur l'Ile de Sannach et jusque sur la péninsule (Grewingk, p. 96). Provenait-elle des pluies ou de la mer ?

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