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aussi bien que la graine en germination, a besoin de produits oxydés, etqu’elle retient avec énergie une partie de l'oxygène qu’elle inspire.
Influence de la composition de l'atmosphère ambiante sur la respiration des bourgeons.
Dans leurs recherches antérieures, M. Dehérain et l’auteur de ce mémoire avaient démontré que, lorsque l’on compare les chiffres obtenus par la respiration des feuilles dans l'oxygène pur à ceux fournis par les expériences exécutées dans l'air, on trouve des différences peu sensibles. Cependant les plantes maintenues dans l’oxygène semblaient nous avoir donné un petit excès d’acide carbonique.
Si l’on vient à étendre les mêmes recherches aux bourgeons, on trouve des différences plus notables. Ainsi, à 75° (n°67),100 grammes de rameaux de marronnier munis de leurs bourgeons donnent en 10 heures, dans l'oxygène, 149c-<:,925 d'acide carbonique ; dans les mêmes conditions de durée, des rameaux identiques n’exhalent dans l'air que 76°c,98. Mais dans le premier cas, comme dans le second exemple à 15°, ils absorbent plus d'oxygène qu’ils n’émettent d’acide carbonique. Dans l’oxygène la différence en 26 heures a été de 15 cent. cubes. |
La seconde expérienceexécutée dans l'oxygène (n°68) nous montre clairement l'influence fâcheuse d’un excès d'acide carbonique sur la respiration. Si les rameaux ne restent confinés dans une atmosphère de 150 cent. cubes que 26 heures, le dégagement calculé pour 100 grammes en 10 heures est 149c:95; si au contraire l’expérience dure 97 heures, bien qu'il reste encore une petite quantité d'oxygène, le dégagement moyen dans les mêmes conditions n’est plus que 72°-c.,47.
On voit par les expériences 65 et 66 qu'après avoir absorbé tout l'oxygène de l’air qui les entoure, les bourgeons, comme les feuilles et les pétales, continuent d'émettre de l’acide carbonique, puisque le volume de ce gaz est bien supérieur à celui de l’oxygène disparu.
Respiration des rameaux.
Le tableau VI renferme nos expériences sur les rameaux. Les expériences de 78 à 85 ont été faites en avril 1873, 86 et 87 en janvier 1877. Les premières recherches ont porté sur les rameaux de marronnier ; elle ont été exécutées soit à la lumière diffuse, soit à
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l'obscurité, à des températures de 15° et de 30°. Lesquatre premières expériences ayant eu la même durée, 21 heüres, sont donc parfaitement comparables. À 15°, à l'obscurité, 5 grammes de rameaux donnent 1°:°,95 d’acide carbonique et fixent 3°-°,92 d'oxygène, le rapport des deux gaz est + — 0,497 ; à 30°, le même poids de rameaux fournit 92,19 d'acide carbonique, absorbe 3°: ::,69 d’oxygène, le rapport devient ?-# He 2,49.
Dans le premier cas l'acide carbonique exhalé ne représentait pas la moitié de l’oxygène fixé : dans le second cas, son volume était plus du double de celui de l'oxygène.
C’est là le premier exemple bien marquant de l’influence de la température, non seulement sur le dégagement de l’acide carbonique, mais encore sur le rapport des deux gaz absorbé et émis. Une différence de 15° peut donc sur un rameau de marronnier amener une fixation ou une déperdition d'oxygène, puisque, suivant la tempérarature, la quantité d’acide carbonique dégagé sera plus petite ou plus grande que la quantité d'oxygène consumé.
La chaleur obscure ayant une telle action sur la respiration des rameaux, il nous a paru intéressant de voir quelle seraitalors l’action de la lumière diffuse. Les expériences 71 et 79, faites à 15° et à 30° le même jour et dans les mêmes conditions que les précédentes, vont nous aider à résoudre cette question. A 15°, 5 grammes de rameaux, à la lumière diffuse du laboratoire, ont donné 3°-°:,14 d'acidecarbonique contre 2°: °:,97 d'oxygène fixé, le rapport est ie is — 1,06; par conséquent, nous pouvons dire que dans ce cas la lumière agit comme la chaleur obscure+
A 20° (expérience 72) la différence est encore plus sensible, le rapport devient 5 = El, 82. Si l’on répète la même expérience à une température un peu inférieure, 12° (n° 75), on voit que le rapport des deux gaz est à peu près égal à l’unité.
Avant de continuer ces recherches sur le marronnier, nous avons tenu à nous assurer si, à une température de 15°, on pourrait considérer comme général ce fait, que les rameaux à l’obscurité absorbent plus d'oxygène qu’ils n’émettent d'acide carbonique. Nous avons étudié la respiration des rameaux suivants : Pistacia chia, Fraxinus aurea, Ailanthus glandulosus, Juglans regia, Robinia pseudoacacia, Catalpa syringæfolia, Taxæus baccata, Ginko biloba, Pinus sylvestris et Picea excelsa. Sur trente expériences, nous en avons trouvé vingt qui nous ont donné un excès d'oxygène absorbé et dix
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