‹ Sur l’ionisation de l’air par les chutes d’eauChapitre 13 sur 37 · NT · texte numérisé non relu

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(méthode de Townsend) dans laquelle 0, et p.sont les densités aux époques + T et f, nous avons obtenu pour k la valeur

4,0.1073 em :s, volts : cm,

environ 10 fois moindre que la précédente. Ce résultat

(2) Voir ci-dessus, $ 22.

s'explique par l’alourdissement des ions, dans une atmosphère saturée de vapeur d’eau, pendant le temps T ; autrement dit : dans l'équation (1), k est fonction de £, et par suite l’équation (2) n’est pas équivalente à l’équation (1).

Interprétation de quelques expériences anciennes.

37. Depuis de Saussure jusqu’à Gaugain, et même plus récemment, de nombreux physiciens ont essayé de démontrer le transport de masses électriques par lévaporation de l’eau, en mesurant la charge gagnée par un creuset métallique chauffé, dans lequel tombait un filet d’eau. Parmi les différentes causes d’erreur, 1l en est une commune à toutes ces expériences, l'effet d’ionisation dû à l’écrasement du liquide contre l’obstacle.

La même faute expérimentale a été commise chaque fois que, sans précaution spéciale, on a voulu, par l’intermédiaire d’un collecteur à écoulement d’eau, mesurer le potentiel en un point d’une masse d’air enfermée dans un vase clos. On devait fatalement arriver au potentiel correspondant à l’ionisation maxima de la masse d’air, et non pas, comme on l’espérait, à la connaissance de la charge portée initialement par l’air.

Ainsi s'explique la limite de potentiel observée par M. Maclean et M. Goto dans l’expérience que nous avons précédemment rappelée (1).

Interprétant une série d'expériences analogues de Lord Kelvin et M. Maclean (2), M. A.-B. Chauveau (3) a calculé que la densité électrique correspondant au potentiel mesuré était 2,5.1075 U.E.S.; ce nombre est précisément

(1) Voir ci-dessus $ 12.

(*) Lord Kezvin et Magnus Macrean, On the electrification of air (Phil. Mag., t. XX XVIII, 1894, p. 225).

(5) A.-B. Cnauveau, Étude de la variation diurne de l'électricité atmosphérique, Paris, 1902.

du même ordre de grandeur que celui que nous avons donné pour représenter le maximum d’ionisation par l'effet des chutes d’eau.

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