INTRODUCTION
Les découvertes récentes dans l'atmosphère d’ions analogues à ceux que fournissent les rayons de Rüntgen, de centres chargés de mobilité un millier de fois moindre, et enfin de rayonnements radioactifs, ont donné aux recherches sur l’Électricité atmosphérique une impulsion puissante; et il semble permis d’espérer une réponse positive à la question de l’origine du champ terrestre.
Toutefois les données expérimentales capables d’étayer par des chiffres une théorie viable sont encore peu nombreuses : M. A.-B. Chauveau pouvait justement écrire dans un travail tout récent : « La question du nombre (des ions de différentes sortes existant normalement dans l'atmosphère) reste à trancher..., question fondamentale au point de vue météorologique, et presque irritante, dans son état actuel, par les contradictions et les incertitudes des résultats connus. »
Avant d'abandonner les théories anciennes auxquelles s’attachent des noms de physiciens illustres, il nous a paru utile de soumettre ces théories aux contrôles d’expé-
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rimentation suggérés par l’étude corpusculaire des charges électriques.
Parmi ces théories très nombreuses, nous avons choisi celles qui font intervenir les précipitations de pluie, la houle des mers, et enfin l’évaporation, facteurs des plus importants dans la Physique du Globe.
Entraîné par notre sujet dans le domaine physicochimique, nous avons donné à l’étude du phénomène d’électrisation par les chutes d’eau un développement relatif assez considérable pour justifier le titre du présent Mémoire.