III. La Synanthêrie , ou union des seules anthères
Comme la Synopantie offre absolument les mêmes modifications synandriques que les deux autres branches * mais réunies dans la même fleur , il suffira d’analyser celles des filamens et des anthères considérées séparément. La désignation synopantique sera donc toujours double, par exemple Monadelphe-Synocoile, Synosty le- Sy uostère, etc.
ï. Synémie ou Synostémie.
I. Monadelphie. Union des filamens en un seul corps : ce corps a reçu de Mirbel le nom dé Jndryphore , qui est impropre, car il signifie porte étamine au lieu de porteanthère, et doit être réservé au support des étamines : je propose de le nommer Synosthne , ce qui est plus doux à l’oreille , que le terme Symphyostemon de Mœuch. Tous deux signifient filamens unis.
A. Stéreadelphie. Union complète en un corps solide. Cette union n’existe guères que dans les fleurs mâles ; le corps qui en résulte pourra se nommer Synostème solide pu Stéréostème ,
1. Phorosynie . Union eq forme de tubercule ou sphère, etc., comme dans le genre Taxus , etc.
2. Synastylie ou Styladelphie . Union en forme de colonne cylindrique , comme dans les genres Stylidium , Mura , Xylophyllum , Acalypha , etc.
3. Ncmadelphie. Union en forme de fil. Dans quelques jEuphorbiacées.