PENDANT L'ANNÉE
Observation 1
Un chien setter noir de 10 mois est présenté le 22 janvier 1949 à la clinique médicale.
Les signes cliniques sont :
Abattement général et prostration, œil enfoncé dans l’orbite, température 40°3,.
La respiration est accélérée, difficile.
L'auscultation révèle une rudesse respiratoire et des râ'es sibilants.
La toux est fréquente, sèche et avortée.
Le diagnostic de bronchite capillaire avec tendance à la broncho-pneumonie est porté.
Le traitement suivant est appliqué :
Abcès de fixation, révulsion à l'essence de térébenthine sur la poitrine et comprimés de trisulfamide.
23 janvier : 12 comprimés lui sont administrés par voie buccale à raison de 2 à la fois et répartis dans la journée.
24 janvier : l'animal est plus abattu, il ne mange pas du tout, ne se lève que péniblement. La température est de 38°6. 10 comprimés de trisulfamide et une nouvelle révulsion lui sont ordonnés.
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25 janvier : l'animal observe la position décubitale de façon permanente, il présente une complète anorexie.
La trisulfamidothérapie est suspendue, 109 cc de sérum glucosé lui sont injectés. Le 26 au matin, il est très abattu et en hypothermie.
Il meurt dans la journée.
L’autopsie de son cadavre révèle :
Un œdème aigu du poumon avec engouement du poumon gauche et du lobe apical droit.
Sur les reins des lésions de néphrite chronique avec une légère congestion.
Observation 2
Le 26 janvier nous arrive un lévrier de 9 mois. Son état général nous frappe tout de suite par un abattement extrême, une somnolence.
La température est 39°6. Le jetage est abondant, purulent. Les yeux sont chassieux. La toux est fréquente, avortée.
Un soubresaut secoue les flancs de l’animal à chaque temps respiratoire ; la percussion révèle une sub-matité par place.
Grande rudesse respiratoire et râles muqueux à l'auscultation. L'animal est en anorexie complète. Le diagnostic qui s'impose est ceui d'une broncho-pneumonie.
Nous ordonnons : une révulsion à la farine de moutarde sur les parois costales et à la teinture d’iode sous la gorge, et 12 comprimés le premier jour, 8 comprimés le deuxième jour, 6 le troisième jour. |
Revu 8 jours après, le propriétaire nous avoue n'avoir administré que 6 comprimés par jour 2 jours de suite au lieu de la dose prescrite. La révulsion a été faite.
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L'animal est moins abattu. L'äppétit est revenu. La respiraiton est moins agitée, le jetage persiste de même que la toux, cependant moins fréquente et moins douloureuse,
Nous ordonnons encore 8 comprimés ce jour et 8 le lendemain.
Le 11 février, l'amélioration générale est très accusée. La température est de 59°5. Le jetage est séreux, peu abondant. L'appétit est revenu ; le cœur reste accéléré, le pouls est fort.
L'animal est en convalescence.
Observation »)
Un chien setter irlandais de 8 mois, soigné et guéri de la gale, nous est ramené quelques jours après avec un œdème aigu du poumon.
Traité au phénergan et à la farine de moutarde, il est ramené prématurément à son domicile par son propriétaire.
Son état ne s'améliorant pas, celui-ci nous le présente à nouveau avec les signes suivants de pneumonie : 40° de température, toux fréquente, peu d’appétit, la respiration est accélérée, des zones de matité sont décelées et l’auscultation révèle une respiration soufflante et une expiration exagérée. Le cœur est très faible.
Le vendredi, 8 comprimés lui sont administrés et une révulsion à la farine de moutarde est faite.
Samedi, 6 comprimés ; dimanche, 6 également, 10 gr. de solucamphre lui sont administrés par Jour.
Le chien est ramené le mardi suivant. Devant le pronostic sombre de la maadie et la grande probabilité que l’animal serait réformé pour la chasse, à cause de son cœur, le propriétaire décide de le faire sacrifier.
L’autopsie du cadavre révèle : des zones de pneumonie aux lobes antérieurs, des placards de pleurésie chronique
dus à la strongylose ; des traces d’œdème avec miroitement des poumons sont remarqués. Le cœur est très dilaté, les reins présentent de la néphrite chronique.
Observation 4
Un chien épagneul breton de 11 mois nous est présenté le 18 février, venant de guérir d'une laryngite. Celle-ci, soumise aux soins locaux habituels et à la vitamine C, fait place maintenant à une atteinte plus profonde des voies respiratoires. S
Les bronches enflammées donnent une respiration bronchique forte, au son rude, aucun râle n’est perçu. L'état général est atteint, l'appétit est suspendu, les muqueuses congestionnées, la constipation opiniâtre.
Ce chien est en pleine évolution de maladie et il nous appartient d'en arrêter le cours.
Pour cela, nous ordonnons une révulsion énergique et per os : 10 comprimés trisulfamide le même jour, 8 comprimés le lendemain, 6 comprimés le troisième jour.
Revu 4 jours après, l’animal est gai, il retrouve entièrement son appétit. Sa température est de 39°, 1l ne tousse plus. Il est en convalescence.
Observation 5
Jeune chien présenté à la clinique le jeudi 10 février pour abattement et inappetence.
Sa température est .de 40°6. Il présente un léger jetage séreux. Le cœur est très accéléré, fort et bondissant, il est entendu dans toute la poitrine ; la respiration est norma'e.
En raison de son âge (9 mois), nous pensons à la maladie de Carré, forme septicémique sans localisation.
Le traitement suivant est institué :
Abcès de fixation, 8 comprimés trisulfamide le premier
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Jour, 6 comprimés le deuxième jour, 6 comprimés le troisième jour.
Samedi 12 février : la température est toujours de 40°6. L'animal paraît cependant moins abattu, un peu d’appétit lui est revenu.
16 comprimés le dimanche lui sont ordonnés, 10 comprimés le lundi.
Cette forte dose visant à éviter les phénomènes de résistance.
Aucune localisation de la maladie du jeune âge ne nous est signalée dans les jours qui suivent, le virus reste seul en cause, les sulfamides n’empêchant que la prolifération des germes de sortie.
Observation 6
Un chien Groenendael de 8 mois, déjà malade depuis 8 jours, est présenté avec des signes généraux d’abaittement léger, d’anorexie. Sa température est de 40°2, la respiration est accélérée.
L'auscultation révèle une légère rudesse respiratoire aux deux temps. Le cœur est accéléré et bon. L'animal fait « sa maladie » dont l’évolution ne comporte pas de localisation.
Le traitement consiste en un abcès de fixation et des comprimés de trisulfamide « per os » à raison de 12 le premier jour 10 et 5 les deux jours suivants.
La guérison complète est constatée quelques jours après.
Observation 7
Chien berger de 4 mois, a eu des vers en abondance. Il est amené pour une conjonctivite et périkératite. Sa température est de 39°7, le cœur est accéléré.
En raison de son âge, nous concluons à une forme occulaire de la maladie de Carré.
LRO
Localement, nous faisons appliquer un collyre au sulfate de zinc ; à l’intérieur, nous ordonnons {es trisulfamides : 12, 10 et 8 en trois jours consécutifs.
Aucune complication ne nous est signalée.
Observation 8
Une chienne berger d'Alsace de 19 mois nous est présentée le 5 février. Sa propriétaire nous rapporte qu'elle ne mange pas.
Sa température est de 40°3. Elle présente une trachéobronchite ainsi qu'en témoignent les râles ronflants perçus à l’auscultation, sa toux fréquente. De plus, la gorge est sensible, donc le siège d’une laryngite.
Le traitement institué est le suivant
Révulsion, abcès de fixation, 4 comprimés trisulfamide l'après-midi du même jour, 8 comprimés les deux Jours suivants consécutifs.
Le mardi 8 février : les râles ont disparu, mais la respiration reste rude et la température est tombée à 39°5. Peu d’appétit.
Huit jours après la première visite, la température ‘est remontée à 40°3. Pourtant l’état général ne s’est pas aggravé, da chienne est moins abattue, l'appétit est revenu, tout en restant capricieux. La respiration reste un peu accélérée.
Nous ordonnons à nouveau les comprimés de trisulfamide en trois Jours, à raison de 12, 8 et 6.
Vendredi 18, température 39°6.
L'état général reste bon, l’œil est vif, mais l'appétit manque, bien que les signes respiratoires aient disparu.
Peu à peu, la forme nerveuse s’installe, l'animal parésié puis paralysé décline et meurt trois semaines après.
Re Re Observation 9
Setter anglais, 12 mois.
Présenté à la clinique le 9 février avec une toux émétisante fréquente. Cette toux est facilement déclenchée par la palpation du pharynx.
Nous remarquons une grosse hypertrophie ganglionnaire. Température 40°5. Pas d'appétit.
Traitement : abcès de fixation, fumigation d’eucalyptus.
Trisulfamides : 12, 8 et 6 comprimés en trois jours consécutiis.
A l'issue de ce traitement, la toux persiste, mais l’appétit est revenu, la température étant de 3995.
Le chien est sui les jours suivants, la santé lui est revenue ; la toux ne disparaît que sous l’action de calmants.
Observation 10
Petit chien de 6 mois, présentant de l’anorexie, une température de 39°6, de la toux, fait entendre à l’auscultation des râles sibilants.
Comme traitement de cette bronchite capillaire, nous ordonnons : un sirop expectorant, une révulsion sinapisée et des trisulfamides : 6, 4 et 2 comprinés en trois jours consécutifs.
Revu 8 jours après, le chien est guéri.
Observation 11 Présenté à la clinique le 12 mars pour des vésico-pustules sur le ventre, un chien setter irlandais d’un an accuse un abattement général, de l'inappetence.
Sa température est 40°1, pas de signes pulmonaires, ni intestinaux. Le chien fait une maladie de Carré à localisations cutanées.
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Le premier jour, 42 comprimés trisulfamides lui sont administrés en trois fois.
Le soir même, l’animal, qui était couché la plupart du temps, se lève, est plus gai, moins abattu. L'appétit lui revient, sa température est 38°9.
Le lendemain et les jours suivants l’appétit est conservé, la température de 38°5 en moyenne. Les sulfamides lui sont administrés à raison de 8 par jour jusqu'à ce que 4 jours après son entrée à la clinique son état nous permet de croire qu'il est hors de danger. I! reste cependant en observation ; les pustules disparaissent lentement.
Observation 12
Chien Briquet de 7 mois.
Inappétence depuis 2 jours. Les yeux sont enfoncés dans leurs orbites et un muco-pus stationne dans l’angle interne des yeux.
La température est de 39°7, le cœur est accéléré mais bon. Aucun signe digestif, ni respiratoire.
Nous concluons à une forme de début de la maladie du jeune âge.
Traitement : collyre à l'argyrol en solution de 1 pour 25, per os ; trisulfamides : 8, 6 et 4 comprimés 3 jours consécutifs.
Aucune localisation infectieuse n’est constatée cinq jours après, la température est 39°2.
Les yeux ont meilleure apparence.
Le foie et le rein sont douloureux à la palpation. Les urines sont rouge foncé.
La trisulfamidothérapie est suspendue, et les paquets alcalins lui sont ordonnés à raison d’un par jour pendant 8 jours. Le chien est en convalescence.
ro — Observation 13
Chien loulou de 9 mois.
Angine avec abattement général. Température : 40°8. Réactions ganglionnaires des parotides et sous-maxillaires. Gorge rouge. Pas de signes respiratoires.
60 ce de soluseptazine lui sont injectés. Révulsion à la teinture d’iode, collyre au bleu de méthylène.
Le lendemain l'animal nous est ramené avec une température de 40°6, pas de sensibilité pharyngée mais un peu de gastrite.
Traitement : sirop de citrate de soude. Trisulfamides : 8, 6 et 4 comprimés trois jours consécutifs.
Le chien guérit et cette guérison doit être attribuée au maintien de la sulfamidémie.
Observation 14 Chien Beagle : 2 ans 1/2.
Jeudi 24 mars : abattement léger, yeux chassieux, jetage muco-purulent. Angine, toux et éternuements, rudesse respiratoire, température : 40°.
Nous diagnostiquons une inflammation des premières voies respiratoires y compris les grosses bronches.
Traitement : révulsion sous la gorge.
Trisulfamides : 12, 8 et 6 comprimés en 3 jours.
Samedi 26 : amélioration générale. Les yeux sont clairs, le jetage persiste léger avec éternuements. Par pression du larynx, la toux n’est plus déclenchée facilement, respiration
normale si ce n’est un léger tirage dû à l’obstruction partielle des voies nasales.
Traitement : fumigations nombreuses, <
frubiose 100 {vitamine C).
La température est de 39°6.
Ce chien est revu plusieurs jours après, son état s’est complètement rétabli.
Observation 15
Chien berger de 6 mois.
Température 40°6. Polypnée intense avec tirage labial. Cœur faible, lointain sans arytmie.
Tout est normal à l’auscultation du poumon.
Nous posons le diagnostic de myocardite dans le cadre de la maladie de Carré.
Trisulfamides per os 12, 8 et 6 comprimés en 3 Jours. La polypnée se maintient quelques jours malgré l’administration des sulfamides et la température tombe.
L'animal est en convalescence.
Observation 16
Jeune chien berger de 4 mois.
À fait une forme digestive de la maladie de Carré, il y a 15 jours, et en a été guéri.
Amené le 2 avril à la clinique cet animal nous frappe dès l’abord par une respiration accélérée, discordante et soubresautante.
La percussion permet de déceler une sub-matite.
L’auscultation nous apprend l'existence de râles ronflants et sibilants.
- Température 38°2.
Le pouls est fort, bien frappé, pas de jetage, pas de toux.
C'est une broncho-pneumonie du jeune âge à la phase congestive.