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CONCLUSIONS

Sur 24 chiens atteints de maladie de Carré et soumis à la thérapeutique des sulfamides associés, dont 18 localisations à germes de sortie, sur l’appareï! respiratoire, nous avons enregistré 3 cas mortels et 2 évolutions vers une forme nerveuse incurable. Sur ces trois cas de mort nous avons constaté à l’autopsie des cadavres, des lésions chroniques d’affections anciennes à savoir deux insuffisances cardiorénales ou Mal de Bright et une piroplasmose non guérie.

Il convient d'ajouter que les traitements ont été appliqués tardivement et dans la phase de broncho-pneumonie la plus grave. Il serait inexact de conclure à l’incurabi'ité de la broncho-pneumonie du jeune âge chez le chien ; elle a cédé en partie à la thérapeutique sulfamidée associée puisque sur 6 cas traités 2 guérisons tolales, sans séquelles, ont été constatées, une a évolué en localisation nerveuse de la

Maladie de Carré, les 3 autres se sont soldés par la mort.

Sur les affections respiratoires moins sérieuses telles que trachéo-bronchites, pharyngite, laryngite, les trisulfamides enrayent avec une promptitude remarquable l'évolution des germes associés. L'animal reste ensuite et comme dans les formes septicémiques à virus de Carré sans localisation, apparemment guéri. Souvent demeurent des signes discrets d’un état pathologique s’amendant peu à peu, avec l'é’imination du virus à moins que celui-ci ne se localise sur un autre appareil, système nerveux le plus souvent.

a LR —

Quelques observations relatent le traitement de quelques sujets par les tétrasulfamides. Il apparaît nettement que leur pouvoir bactériologique n’est pas inférieur à celui des trisu:famides, nous pensons qu’ils doivent être considérés comme doués de pouvoirs égaux.

L'association des sulfamides se révèle donc être mieux tolérée par les organismes que la sulfamidothérapie ordinaire. Elle permet l'institution d’un traitement plus efficace ou plus prolongé avec une marge de sécurité plus grande. Elle n’est cependant pas atoxique et ladministration de hautes doses entraine les précautions habituelles.

Vu : Le Professeur de l'Ecole Vu : Le Directeur de l’Ecole Vétérinaire, rapporteur Vétérinaire (S) E. DARRASPEN (S) P. PONS Vu : Le Président de la Thèse Vu : Le Doyen (S) GADRAT (S) LEFEBVRE

VU ET PERMIS D'IMPRIMER Toulouse, le 8 Mai 1951 FE CRECTEUR,

Président du Conseil de l’Université

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