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Fixation du brome sur les carbures érythréniques.
J'ai exposé brièvement dans l'introduction l'état de la
question lorsque j'ai entrepris d'en continuer l'étude, Mes
résultats sont venus confirmer ceux de mes prédécesseurs,
cependant, dans le cas de l’érythrène et dans celui de l’hexatriène 1.3.5., ils sont en contradiction avec ceux généralément admis, soit au point de vue expérimental, soit au point dé vue théorique.
Je vais tout d’abord exposer mes conceptions définitives
sur le mécanisme de la fixation du brome ; l'hypothèse de
la polarité de la double liaison domine toute cette théorie. Lorsque les deux molécules : Br? et CH? = CH? se trou-
vent en présence, chacune d'elles passe de la forme neutre
à la forme activée, c'est-à-dire ionisée
Br? devient Br— Brt ñ CH? = CH? devient CH?2+ — CH?2—
Les deux ions Br—, Br+ restent voisins, reliés par l’at-
traction électrostatique, et forment ainsi un dipol qui
s’oriente dans le champ créé par l’ionisation de la molécule d'éthylène, de façon à lui opposer son propre champ. Lorsque les deux molécules activées arrivent en contact, elles sont disposées ainsi :
Bree br CHE — CH=
La fixation s'opère, les deux ions Br et les deux ions — CH? mettent en commun deux électrons, la nouvelle molécule redevient neutre et symétrique ainsi que le montreraient les théories électroniques.
Lorsqu'il s'agit non plus d’une seule double liaison, mais d’un système de doubles liaisons conjuguées. L'ioni-
sation de l’une d’elle entraîne par influence celle de toutes
les autres