dibromol.4.diméthylérythrène
CH —CH = CBr - CBr = CH — CH,
Cet homologue a été obtenu moins pur que les précédents. Cette imperfection tient à trois causes : d’une part l« matière première, le tétrabromure de diméthylérythrène, n'était pas exempte d'isomères de position ; d'autre part, il n'est pas absurde d'admettre ici d’autres départs d'acide bromhydrique (aux dépens d’un hydrogène d'un CH° par exemple) ; enfin la distillation de l'alcool n'entraîne qu'une partie du produit, de sorte qu'il faut traiter la portion non distillée, ce qui amène dans le produit brut la présence d'un plus grand nombre d'impuretés. Toutefois une stabilité plus grande du dibromodiméthylérythrène vient compenser
N en partie ces inconvénients. Voici les constantes trouvées :
Eb. : 830-860 sous 12 mm.; D? = 1,6700 ; n® = 1,5400; R. M. =45,16; Th.: 44,68.
Analyse :
Subst. : 0,2480; NOSAg N/10:25,00; KONS N/10 : 4,50 ; Bro/o: 66,13 ; Th. : 66,67.
Le corps était donc assez impur ; j'en ai tiré un dérivé cristallisé par l’action du brome. Même en présence d'un excès de ce réactif, le dibromodiméthylérythrène n'en fixe que deux atomes par molécule ; il en résulte un bromure cristallisé C$H$Br! fondant à r112-113°.
Analyse :
Subst. : 0,1332 ; NOAg N/10 : 20,00; KOCNS N/10: 3,35: Br 0/0 : 80/00 ; Th. : 80,00.
Si l’on admet que, sur le dibromodiméthylérythrène le brome se fixe comme sur la majorité des composés érythréniques, la formule du composé cristallisé est :
CH3 — CHBr —CBr=CBr CHBr— CIF.
Elle est en bon accord avec un point de fusion assez élevé, et avec le fait que la dernière double liaison, déjà très chargée ne fixe plus de brome.
3° Les diacétyléniques « dérivés des carbures érythréniques.
R—C=C—C=C—-H et R—C=C—C=C—R,
Un mémoire de MM. Lespieau et Prévost () à été consacré à l'étude du premier terme. Je rappelle seulement
que le diacétylène dérive du tétrabromure d'érythrène par
(*) Lespreau et Prévosr, Bull. Soc. Ch. (4), XXXVNII, 1925, p. 704.
OUR Éd à
perte de 4 molécules d'acide bromhydrique sous l’action de la potasse alcoolique en grand excès. RS Il donne un précipité argentique jaune, un précipilé cuivreux rouge vif, un hexabromure fondant à 183°, un dérivé diiodé fondant à 1o1°, dont le tétraiodure fond à 169°. Voici les constantes du carbure :
Eb. : 995-1095 sous 760 mm.; Di — 0,7107; nÿ — 1,4198 ROM "17,70 Th 10,74:
J'ai tenté de préparer les homologues par une méthode toute semblable, mais j'ai été déçu en ce qui concerne les carbures acétyléniques vrais; pour les diacétyléniques bisubstitués, au contraire, les résultats sont encourageants, et si je n'ai préparé ainsi qu'un seul carbure nouveau, le phénylméthyldiacétylène, j'ai montré qu'il est très facile d'obtenir par cette méthode des quantités importantes de diméthyldiacétylène, et il semble devoir en être ainsi toutes les fois que le carbure érythrénique correspondant peut être obtenu aisément.
Un grand ballon contenant un grand excès de potasse alcoolique est fermé par un bouchon livrant passage, d'une part à la tige d'un entonnoir à robinet, d’autre part à une très longue colonne à distillation non calorifugée, qui fera en même temps office de réfrigérant ascendant pour ramener au ballon les parties les moins volatiles.
On chauffe vers 120°, puis on laisse tomber lentement le‘bromure (si ce dernier est solide à la température ordi-
naire, on chauffera l’ampoule de temps en temps afin d'évi-
ter une cristallisation). La chaleur dégagée par la réaction suffit pour vaporiser une partie de l'alcool qui entraîne le carbure formé, et, malheureusement, avec lui une quantité appréciable de produits bromés. Après l'introduction de la totalité du tétrabromure, on agite le ballon à potasse, et on chauffe quelques instants. Bientôt l'alcool qui distille bout à 78°, ce qui est l'indice qu'il n’entraîne plus rien. On
arrête alors l'opération, et jette le distillat dans l’eau. Le
carbure surnage, il est isolé par les procédés ordinaires. Dans la préparation des carbures non volatils avec l'al-
cool, il faut, comme nous le verrons sur un exemple modi-
fier quelque peu la technique.
Mélhyldiacétylène.