XI. — Mucor prolilicus sp. nov
Le Mucor prolificus possède un sporange jaunâtre couleur terre de Sienne naturelle, à membrane lisse et incolore, renfermant un nombre plus ou moins considérable de spores jaunâtres, grosses et irrégulières, généralement ovales. La columelle, brusquement dilatée à la partie inférieure, est ovoïde ou bien encore présente la forme d'un cylindre recouvert d'une calotte hémisphérique. Le support de diamètre sensiblement égal ne se rétrécit pas pour donner insertion au sporange. Il renferme souvent des chlamydospores lisses et jaunâtres. Ses ramifications sont plus ou moins nombreuses et irrégulières. Si on vient à cultiver le Mucor prolificus sur une goutte de décoction alcoolique de pruneaux, en été, dans une boîte en plâtre mise dans un endroit frais, ou obtient d’abord des articles arrondis de ferment sphérique, puis un mycélium vigoureux qui donne naissance aux sporanges. Le support de ceux-ci ne tarde pas à donner un très grand nombre de zvgospores échelonnées les unes au-dessus des autres. La membrane externe de ces zygospores, d’abord incolore et translucide, prend une teinte jaune très pâle qui augmente un peu d’intensité. Elle reste longtemps, malgré cela, très transparente, ce qui permet d’apercevoir les nombreux globules huileux qu’elle renferme. En mûrissant, la teinte jaune des taches que forment les aspérités coniques dont elle est hérissée devient plus sombre, puis noircit légèrement. Chaque tache possède des contours irréguliers nettement arretés et présente l apparence de plaques à bords déchiquetés de forme s’éloignant plus ou moins d’une étoile.
M. <i. RAIMKli.