‹ Sur quelques formes anormales de Leucémie aiguëChapitre 17 sur 18 · RENAULT · texte numérisé non relu

RENAULT

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portant que dans le type myéloïde; l’anémie est également moins marquée.

Le type myéloïde qui serait surtout l’apanage des cas suraigus, montre à un examen hématologique des cellules primordiales pouvant avoir des réactions diastasiques des myéloïdes (oxydases) et de plus, on y trouve une formule d’éléments granuleux un peu panachés : myélocytes, polynucléaires.

Dans un article récent, Dudley Hart (1) a étudié spécialement ces formes de leucémies lymphoïdes aïguéës.

« L’aspect hématologique peut, dit-il, n’être présent que pendant une partie de l’évolution de la maladie ou même être entièrement absent ».

D’après Gittins (1933) il faudrait admettre trois sous-espèces de cette leucémie lymphoïde aiguë :

a) lymphodémie leucémique où il y a une lymphocytose et une leucocytose.

b) lymphodémie leucocythémique où il n’y a pas de leucocytose, mais une lymphocytose relative.

c) lymphodémie aleucémique où il n’y a pas d’augmentation du nombre des lymphocytes.

Naturellement, il y a de multiples formes de transitions entre ces différents sous-groupes.

Reste en fin à dire un mot d’une variété de leucémie aiguë qui mérite une mention très spéciale : la LEUCÉMIE AIGUË A MONOCYTES.

Bien étudiée par Edwin Osgood (2) et par Montgo-

(1) Dudley-Hart. — Acute lymphatic leuchœæmia in childhoud. Lancet, 25 juin 1938.

(2) Osgood. — Archives of Internal Medecine, juin 1937.

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méry et Watkins (1) cette L. À. à monocyte, présente les caractères suivants :

Importance de la gingivite hémorragique (les auteurs américains soulignent le grand nombre de cas qui sont allés consulter un stomatologiste avant d’aller voir leur médecin) parfois existence de stomatite gangréneuse, pétéchies très fréquentes, rate généralement un peu élargie, gros foie aussi commun que la grosse rate.

Au point de vue pronostic, tendance de la leucémie aiguë à avoir une évolution très rapide, et ceci, ajoutent les auteurs, est en contradiction avec la leucémielymphoïde et myéloïde dans lesquelles les formes cliniques sont beaucoup plus fréquentes que les formes aigués.

Au point de vue de la formule hématologique, de ces leucémies à monocytes, il faudrait distinguer entre le type Naegeli de leucémie monocytique et le type Schilling.

Le premier serait une variante de la leucémie myéloïde avec prédominance de monocytes, tandis que le deuxième serait une leucémie strictement réticulo-endothéliale dans laquelle les cellules proviennent des cellules réticulées.

On trouvera dans le travail de ces auteurs toutes les différences hématologiques entre ces deux types de cellules, différences qui sont parfois difficiles à trancher pour quiconque n’est pas un hématologiste très averti.

(1) Montgomery Watkins. — Archives of Internal Medecine,

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Au reste, nous rappellerons que cette distinction entre ces deux types Naegeli et Schilling n’est pas admise à l’heure actuelle par tous les hématologistes, elle a donc une importance plus doctrinale que pratique, il convenait néanmoins de la mentionner ici au moins au titre indicatif.

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