PHARES
Dans le premier cas, si le diagnostic clinique pouvait être posé (et dès le premier examen du malade, la famille avait été prévenue du diagnostic vraisemblable et du pronostic qui s’ensuivait), par contre, aucun critère hématologique ne permettait dans le sang périphérique de confirmer le diagnostic posé ; ce n’est que la ponction de la moelle osseuse qui a permis d'affirmer qu’il s'agissait bien d’une leucémie aiguë, diagnostic que l’évolution est malheureusement venue confirmer.
Dans notre deuxième observation, au contraire, examen hématologique avait montré d'emblée une grande quantité de cellules primordiales dans le sang circulant, alors qu’il manquait à peu près tous les éléments cliniques de la leucémie aiguë : absence d’adénopathies, de splénomégalie, d’ulcérations buccopharyngées ; seules, la fièvre élevée et la pâleur de la malade avec son état général grave indiquaient un processus infectieux sévère, que la présence d’un purpura aux membres inférieurs permettait de rattacher à une affection du sang.
Encore pouvait-on songer davantage, et telle avait été notre première impression, à un purpura infectieux plutôt qu’à une leucoblastose aiguë.