‹ Sur Quelques Médications Nouvelles Dans Le Traitement De La Tuberculose PulmonaireChapitre 17 sur 18 · PAS · texte numérisé non relu

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rons pas à nouveau — il nous aurait fallu, disons-nous, constater à la suite de leur emploi le même effet curatif aussi net sur des lésions pulmonaires en période évolutive. Or, c’est en vain que nous l’avons cherché chez nos malades. Les poussées évolutives ont continué leur marche, malgré le traitement entrepris. Bien plus, apparaissant, après une longue période de rémission, qui autorisait les plus grands espoirs, l'apparition brutale d'une de ces poussées est venue attester la vitalité d’un bacille un instant endormi, mais toujours capable de se réveiller à son heure avec la même énergie. (Observations IV, XVI et XVII principalement.)

Toutefois, il faut reconnaître qu’à défaut d’ SC hon spécifique quelques effets d'ordre symptomatique ont pu être notés. Certaines modifications plus ou moins durables, plus ou moins accentuées, ont été constatées, concernant notamment l'amélioration de l'état général, l’augmentation du poids et de l’appétit ou encore l’abaissement de la température. Fa

Les trois médications étudiées ne nous ayant pas paru avoir une action symptomatique identique, nous dirons. quelques mots de leurs principales indications et des. caractères spéciaux qui nous ont semblé les différencier.

Quelques modifications favorables ont été apportées dans l’état de certains malades à la suite du traitement par le manganate calcico-potassique. Nous les relevons dans les Observations I, IT et IV où elles portent sur l’augmentation du poids et de l'appétit et sur le retour des forces. Une action antithermique a été également observée, mais d'une façon trop inconstante (2 cas sur 6, Observations I, IV) pour qu’on puisse en faire état.

Ces améliorations ont été constatées dans des formes ‘évolutives aussi bien à la suite d’instillations rectales de 10 em” de la solution étendue de 2/3 d’eau bouillie qu'’après des injections de 5 em', qui doivent être rigoureusement intraveineuses, si l'on veut éviter des accidents ‘locaux, d’ailleurs de peu de gravité (œdème localisé, ‘douleur). (Observations I et V.) On pourra donc utiliser ‘de préférence la méthode des instillations. -

Le peptonate de cuivre, en injections intraveineu- ses (1) de un cm' pratiquées tous les deux jours, convient, lui aussi, dans le traitement des formes évolutives de la tuberculose pulmonaire. Il ne nous a pas paru exercer : d'effet constant sur le relèvement des forces, ni sur l’augmentation du poids et de l'appétit, mais son action antithermique, d’ailleurs légère, nous semble devoir être à retenir.

Les sels de terres rares ne peuvent, eux aussi, être prescrits que sous forme d'injections intraveineuses renouvelées tous les deux ou tous les trois jours, mais ils ils ne conviennent pas aux fébricitants ou aux malades sujets aux hémoptysies. Ils risqueraient, dans ce cas, de provoquer des accidents sérieux. On ne doit donc les utiliser qu'au moment des périodes de rémission ou dans des formes non évolutives, ce qui limite malheureusement beaucoup trop leur emploi. Dans ces formes seulement, ils sont susceptibles de relever les forces, d’aug-

- (4) M. Wozr, Pharmacien en chef de l'Hospice du Perron (Rhône), a bien voulu nous donner quelques indications sur la préparation du peptonate de cuivre destiné aux injections intraveineuses. 4

On l'obtient par précipitation d'une solution à 2 pour 100 de sulfate de cuivre par une solution de soude très étendue. Après lavage du précipité, on le fait dissoudre dans une solution de peptone au 4/10°,— Stérilisation.

D: ee enter l'appétit et le poids; mais, toutefois, leur action ne nous a pas paru supérieure à celle de nombreux médicaments déjà connus.

Que devons- nous penser, dans énsenblé. de telles médications ? Puisqu'elles ne sont pas spécifiques et que, d'autre part, leur action symptomatique est parfois de trop courte durée, devons-nous les abandonner ? Nous ne sommes nullement de cet avis. Nous estimons qu’il ne faut négliger aucune occasion d'apporter à celui qui souffre le soulagement le plus léger, quand bien même l'amélioration constatée serait tout à fait passagère. N'oublions pas l'influence que peut avoir, sur l’état mental d’un sujet déprimé, le plus petit changement favorable, qui sera observé avec joie. En attendant que des résultats | plus satisfaisants viennent enfin couronner les multiples recherches entreprises jusqu’à ce jour, ne refusons pas au malade ce soulagement physique et cette lueur d’espoir, qui apaiseront ses souffrances et caiméront ses craintes, ne serait-ce qu’un moment.

C'est pourquoi ces trois médications, que nous avons étudiées, nous paraissent-elles mériter de reténir l’attention. Etant à leur début, elles justifient pleinement de nouvelles recherches de contrôle, que nous souhaïtons plus favorablement concluantes.

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