‹ Sur Quelques Réactions De Certains Dérivés BarbituriquesChapitre 7 sur 29 · CAT · texte numérisé non relu

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L’acide diéthyl-barbiturique (véronal) :

NH COM CE CO St NNE — CO \@H5

L’acide isopropyl barbiturique :

CH NH — CO C—H é Nes ÉKyn co Sn CH

L’acide éthyl-butyl barbiturique (sonnéryl) :

NH — CO CH? — CH? — CH? — CHS 00 Dr N\NH — CO CH? — CH°

L’acide heptyl barbiturique :

NH — CO CH? — CH? — CH? — CH? — CH? — CH? — CHS ed NN ES CO

que nous avons obtenus en suivant la technique générale de préparation des dérivés barbituriques indiquée par Fourneau (1) et Tiffeneau (2) ont été traités de la même façon que l'acide barbiturique.

1° Action de l’iode. — Dès que nous avons mis en présence de nos solutions alcalines de dérivés barbituriques la solution iodo-iodurée, nous avons constaté la précipitation d’un corps cristallisé noirâtre. Nous avons recueilli ce précipité par décantation, nous l'avons lavé à l’eau distillée

(1) Fourneau. Préparation des médicaments organiques, p. 300. (2) TirreNEAU. Bulletin de la Société Chimique, 1923, t. XXXII, p. 183 ; Bulletin des Sciences pharmacologiques, mars 1924, p. 129.

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et pour lui enlever l’excès de l’iode qui le colorait nous l’avons traité par une solution à 1 pour 100 grammes de sulfite de sodium. Notre précipité a disparu.

Nous avons cherché à déterminer quantitativement l’iode fixé sur les précipités que nous avions obtenus. Pour cela, nous avons fait, à partir de chacun des dérivés déjà cités, les solutions suivantes :

Dérivé'barbiturique.l #2, 1. 2 gr.

Bicarbonate de potassium. . . . 5 gr.

DORE rt eu 0 SL DO CDS

Nous avons prélevé dans des vases bouchant à l’émeri 10 cm° de chacune de ces solutions, nous les avons additionnées de 20 cm° d’une solution d’iode normale/ro et après un contact de 48 heures nous avons dosé l’iode en excès par une solution titrée d’hyposulfite de sodium (après avoir pris soin de dissocier par 10 cm* de chloroforme le précipité noirâtre qui s'était formé). Nous avons trouvé, pour chaque dérivé, la quantité d’iode mise en contact. D’autre part, après décantation des solutions chloroformiques et après évaporation, ces solutions chloroformiques nous ont fourni des résidus que nous avons purifiés en les dissolvant dans de l’éther, en filtrant ces solutions et en faisant évaporer l’éther ; nous avons constaté, en prenant les points de fusion des corps ainsi obtenus, que nous étions revenus aux acides dont nous étions partis (acides diéthyl, isopropyl, heptyl, butyl, barbituriques).

Par conséquent, ces acides fixent l’iode en milieu alcalin mais d’une façon peu stable puisque les précipités d’abord obtenus sont dissociés immédiatement lorsqu'on veut les purifier en vue de leur isolement.

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2° Action du brome. — Le brome, sous forme de solution bromurée, réagit lui aussi sur les solutions alcalines de ces dérivés barbituriques, mais ici nous obtenons des résultats plus intéressants.

En versant goutte à goutte une solution bromo-bromurée dans la solution alcaline de l'un de ces dérivés barbituriques à chaines latérales acycliques saturées, nous constatons la décoloration rapide des premières gouttes de solution bromo-bromurée et la précipitation instantanée d’un corps cristallisé, Après avoir ajouté un excès de brome nous filtrons rapidement et nous lavons le précipité par très peu d’eau distillée, nous laissons sécher à l'air, sous un entonnoir. Chacun des quatre acides que nous avons étudiés nous à fourni un précipité de même aspect cristallin, jaunâtre. Ces corps fondent peu nettement au bloc Maquenne car ils se décomposent avant la fusion. L'odeur de ces précipités rappelle très nettement celle des hypobromites. Ils sont insolubles dans l’eau et sont très instables. Ils doivent être conservés dans des flacons bouchant à l’émeri dès qu’ils sont secs. Mis en suspension dans de l’eau légèrement acidulée par de lacide acétique, ils libèrent du brome que l’on peut caractériser par addition d'une solution d’iodure de potassium.

Dès lors, nous nous sommes demandé si nous ne nous trouvions pàs en présence de corps comparables aux chloramides. Les chloramides sont des générateurs d’acide hypochloreux et M. Bougault (1) a proposé de doser ces corps en déterminant la quantité d’acide hypochloreux

(1) Bouçauzr. J. P. G., t. XVI, 1917, p. 214.

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qu'ils libèrent : chaque molécule de sulfamide monochlorée se comportant comme une molécule d'acide hypochloreux.

Avec nos produits, nous pouvons écrire une réaction semblable à celle que nous venons de citer suivant l’équation :

R — Br + 2KI + HCI = R — H + KCI + ol + KBr.

Nous avons essayé de tels dosages sur les corps que nous avons obtenus. Nos résultats ont coïncidé avec ceux des dosages pondéraux que nous avons effectués. Ils nous ont montré la présence d’un atome de brome dans chaque molécule des corps analysés.

En effet, pour chaque composé bromé que nous avons décrit nous avons effectué le titrage de sa valeur en brome selon la technique suivante :

On pèse exactement dans un verre de montre taré 0 g. 200 du composé bromé, on le fait tomber sur un entonnoir à large douille situé sur un flacon d’Erlenmeyer de 250 cm°, on rince soigneusement le verre de montre et les parois de l’entonnoir avec 50 cm° d’eau distillée, on ajoute 5 cm° d’acide acétique et 5 cm’ de la solution d’iodure de potassium au 1/5, on ajoute ensuite 10 cm de chloroforme pour dissocier le composé bromé et en favoriser la libération du brome, on bouche soigneusement le flacon et après un contact de 30 minutes on dose l’iode libéré par une solution titrée d’hyposulfite de soude. Le dérivé bromé de l’acide diéthyl barbiturique (véronal) dosé selon cette méthode, après un séchage de 48 heures et après pulvérisation, nous a fourni une teneur en brome de : (30,57 0/0) (théorie : 30,641 0/0).

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