M CL MARTINI
M(arci) Cl(audii) Martini
Authem(erum) lene.
4° M CL h .
M(arci) Cl(audii) M [artini].
O) M- Duquéneile a publié, en collaboration avec M. E. Baudrimont, un travail dans lequel, à Taide d’une découverte récente, il fixe d’une manière définitive le mode d emploi des cachets d’oculistes ( Journal de pharmacie et de chimie, janvierjuillet 1863 ; cf. Ch. Robert, op. laud., p. 10.
(2) Cf. Ch. Robert, op. laud., p. 20.
SUR UN CACHET D’OCULISTE
1° Un médecin oculiste du nom de Glaudius Martinus est connu par un cachet trouvé à Nais, département de la Meuse; il ne diffère du nôtre que par le prénom :
L * Cl * MARTI N 1 >< E YOD ES* AD*ASPRITVDIN (!)
L(ucii) Cl(audii) Martini euod(es) ad aspritudin(es).
DiachoÇles ). Le remède nommé diacholes n’était mentionné jusqu’ici que sur un seul cachet d’oculiste, et sans indication du mal contre lequel on Remployait :
SE NxMATI DI AN î DIACHOLES (2)
Sen(ii) Matidiani diacholes.
C’était, comme Uindique son nom, un collyre à base de fiel (Sià />%)•
Leuicoma). C’est ainsi que je lis le dernier mot de la seconde ligne. C’est la première fois que cette maladie apparaît sur un cachet d’oculiste ; mais elle est connue par plusieurs textes : apwrov Ss touto s îç Xeuxwtxa twv ocpôaXpujov (3) ; — xaôatpet toc XsuxcopiaTa (4) ; — ôcp-
ôaXtjLwv lirt^uasiç ts xat Xsuxojjxara (5). Elle consiste en une taie blanche sur la cornée transparente de l’œil (6). Il semble que la même maladie soit désignée sous un autre nom sur un cachet trouvé à Saint-Albans (Hertfordshire) :
FL*SECVN DI A T A l B A S (7)
Flavii Secundi a[dj albas (cicatrices).
2° M. Filonianus est un nom inconnu jusqu’à ce jour parmi les médecins oculistes.
(1) Grotefend, op. laud n° 21, p. 39.
(2) Id., ibid., n° 35, p. 54.
(3) Hippiatr.
(4) Dioscorid.
(5) Nicephorus Call. ap. Lambec., Bibl. caes., t. VIII, p. 123; cf. Alexander Problem I, Il A -
(6) Cf. Littré, Dictionnaire de médecine, au mot Albugo.
(?) Grotefend, op. laud., n° 47, p. 69.
SUR UN CACHET D’OCULISTE
Pemcillum. Il serait impropre de traduire ce mot par pinceau ; M. Desjardins (i) a déterminé, à l’aide d’un texte de Pline, qu’il désigne une éponge : « Mollissimum genus earum, peniciili, oculo-' rum tumores levant, ex mulso (5). » On peut encore, à l’appui de cette interprétation, d’ailleurs indiscutable, citer un cachet où le mot spongia est employé à la place‘dumot penicillum , généralement plus usité :