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Examenshistologiques des pièces opératoires:
et des pièces d’autopsie.
(Mme BERTRAND-FONTAINE et M. le Professeur MOULONGUET}:
1° Adénome paralhyroïdien enlevé en janvier 1938.
L’adénome est partiellement enclos dans une capsule épaisse, calcifiée par places. Il montre à ses limites des lésions de dégénérescence (pycnoses nucléaires et foyers nécrotiques avec cristaux de choles-. térine), mais, nien ces points, ni ailleurs, on ne voit d'image suspecte de transformation maligne.
En effet, la structure de cet adénome est trabéculaire ou alvéolaire bien construit avec de fines travées. conjonctives porte-vaisseaux. Au niveau de chacun des lobules ainsi délimités se retrouve une ordonnance cellulaire : cylindriques ou même palissadiques en bordure de la basale, les cellules deviennent cubiques ou polyédriques au centre. Tantôt, ce sont les. cellules basales qui apparaissent plus grandes et plus. claires, les cellules centro-lobulaires étant réduites et plus colorables sans montrer de grains oxyphiles. Tantôt l'ordonnance est inversée, et c’est le centre du lobule qui montre les cellules claires. Dans toutes les cellules, le noyau est rond, volumineux, avec plusieurs points chromatiniens très marqués par les colorations appropriées. Il ÿ a très peu de figures de mitoses ; nulle part de sécrétion colloïde. Signalons enfin qu'au centre de quelques lobules apparaissent des lésions de dégénérescence spécia-
lement dans les lobules à cellules centrales chro--
Fc. 2. — Métastase pulmoncs're, fragment prélevé à l'autopsie, grandeur naturelle. La tumeur est nettement séparée du tissu pulmonaire dont elle à tendance à s’énucléer.
Fi. 3. — Adénome parathyroïdien enlevé en janvier 1938 (voir compte rendu histologique, page 38).
mophiles ; les noyaux se rétractent et deviennent hyÿpercolorables ; une désintégration se fait de ci, de là, creusant une cavité qui contient les débris cellulaires ;
20 La première récidive (décembre 1939) montre un aspect totalement différent. La structure lobulaire y est très estompée ; par contre, les cellules forment des cordons anastomosés laissant entre eux des espaces remplis par des capillaires sinusoïdes, l'aspect général rappelant tout à fait celui de la zone réticulée de la corticale surrénale. D’autre part, les cellules ont changé de caractère : elles sont plus grosses, toutes très avides de colorants acides, et beaucoup d’entre elles chargées de grains oxyphiles. Les noyaux sont réguliers, volumineux, nucléosés. On y rencontre de nombreuses figures de mitoses ; au milieu de ces cel- Jules oxyphiles, quelques rares cellules claires ;
3° La récidive cervico-médiastinale d'avril 1940 est moins atypique au point de vue histologique, bien que très diffuse et par endroits infiltrante dans le tissu cellulaire. Les cellules sont en majorité chromophiles ; elles sont souvent allongées, palissadiques, groupées autour d’un vaisseau suivant une disposition périthéliale ;
4° La récidive cutanée cervicale d'octobre 1940 est à cellules oxyphiles et à structure cordonale. Elle ne se distingue de celle de l’année précédente que par la rareté des mitoses ;
50 La mélaslase pulmonaire, par contre, reproduit avec une parfaite identité la structure de l’adénome primitif. Les coupes de l’un et de l’autre sont indis-
cernables : même structure alvéolaire avec de fines