‹ Sur un cas de granulie cancéreuseChapitre 6 sur 10 · LUE · texte numérisé non relu

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La carcinose miliaire pulmonaire.gdont nous apportons une observation inédite, nous ** particulièrement intéressés en raison de ses ressemblances avec la granulie et avec les embolies pulmonaires des cardiaques ou des phlébitiques. Nous essaierons de montrer que cette ressemblance clinique correspond sans doute à des troubles physiopathologiques voisins.

Observation de Me B.. (D' P.-P. Lévy).

M®° B.., 74 ans, est soignée à Bichat depuis le mois de septembre 1936.

Le début de la maladie a été marqué par des douleurs vives au membre inférieur droit, prédominant dans le territoire du crural, du musculo-cutané externe et du fémoro-cutané, s’étendant aussi au territoire &u sciatique et accompagnées de gène de la marche et de signe de Lassègue. Ces douleurs ont été traitées par la radiothérapie et par les ondes courtes pendant un an et demi. Après ce traitement, la malade ayant attiré l'attention sur une tuméfaction apparue au niveau de la fosse iliaque droite, l’examen clinique et la radiographie du bassin ont révélé un ostéosarcome de l'aile iliaque, qui était sans doute à l’origine des douleurs de la malade depuis le début. Cette première radiographie, le 7 mars 1938, montre une tumeur occupant à peu près la moitié supéro-externe de l’aile iliaque dont elle respecte la forme. Son pôle inférieur reste à travers de doigt environ du sourcil cotyloïdien.

La tumeur, irradiée à fortes doses, a cessé de s’accroître; la radiographie du 10 mai 1938 ne montre aucune modification. Par contre, sur la radiographie du 2 novembre 1938, elle a légèrement grossi, atteint le sourcil cotyloïdien et arrive presque à la ligne innominée. Mais elle s’est recaleifiée et apparaît dense et bien limitée sur son contour interne. Développée en épaisseur, d'avant en arrière, elle ne modifie pas la forme de l’os sur la radiographie de face. Cette tendance à la calcification s’est accentuée sur les radios ultérieures; depuis près d’un

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an, la tumeur iliaque est restée sans autre modification. Elle semble même avoir plutôt diminué et être mieux circonscrite.

Au mois d'avril 1939, des troubles pulmonaires sont apparus : toux sèche d’abord, puis accompagnée d’expectoration surtout muqueuse. Ils n’ont guère retenu l’attention au début, cette malade ayant fréquemment des bronchites. Mais leur persistance, leur accentuation ont justifié une radiographie; celle-ci, le 11 juillet 1939, révélait une image granulique sur laquelle nous reviendrons.

Depuis ce moment, la malade garde presque entièrement le lit. Son état général, demeuré stationnaire, semble maintenant s’altérer rapidement. Elle se plaint de lassitude extrême, d’asthénie au moindre effort, d’anorexie. En un an, elle a perdu 20 kgs. La courbe thermique est à peine au-dessus de 37°. A deux reprises, la température s’est élevée à 39°, la malade ayant voulu sortir de l’hôpital ces deux fois. Le pouls est normal.

Contrastant avec cette altération considérable — mais jusqu'ici stationnaire — de l’état général, les symptômes pulmonaires se sont atténués. La toux n’est pas pénible, elle amène quelques crachats muco-purulents, il n’y a pas de dyspnée, ni même de l’esseufflement après l’effort, pas de cyanose.

La symptomatologie physique est aussi pauvre que la symptomatologie fonctionnelle. Nous n’avons pu trouver que quelques râles de bronchite épars dans les deux champs pulmonaires.

Les clichés pulmonaires ont montré, le 8 août 1939, une légère, mais indiscutable amélioration. Actuellement (23 septembre 1939), l’image est à peu près andogue à la première (du 7 juillet 1939). Le cœur est normal, un peu assourdi. La T. A., qui était de 17-8 en avril 1938, est à 13-7.

L'examen des crachats a toujours été négatif : flore polymicrobienne banale, prédominance de mucus, quelques cellules bronchiques, pas de cellules cancéreuses. On n’a pas trouvé de bacilles tuberculeux, ni à l’examen direct, ni à l’homogénéisation.

Les examens hématologiques n’ont montré que des modilications en rapport avec le traitement radiothérapique : leucopénie avec neutropénie et, après interruption d’une série, tendance à l’anémie et à la polynucléose.

L’exploration de tout le squelette par la radiographie a

révélé l'absence d’autre localisation osseuse. La radiographie

du cadre colique montre aussi son intégrité.

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ES RES CET | re À e = : the eg. 11 = £ FÉES Lei D É ; SE | = | Ja s Au moment où nous imprimons cette thèse, l’issue fatale sem-

© ble approcher, la température s’est élevée à 38°5, l'examen . hématologique interdit pour l'instant tout traitement radione. __ thérapique. Depuis trois mois, la malade a recu de fortes doses de rayons X sur les champs pulmonaires (Dr Lehmann).

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