ASPECT CLINIQUE DU LYMPHADENOME DU FOIE
On se rend compte, d’après les observations, que l’étude clinique offre peu de signes caractéristiques. Les tumeurs, en règle générale, sont secondaires, tantôt à une localisation ganglionnaire ou amygdalienne, tantôt gastrique ou intestinale, mais le Iymphadénome primitif, s’il est discutable, n’est pas impossible.
| D’après les observations que nous avons pu re- ) 4 cueillir, l'affection semblerait toucher de préfé-
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. rence l'adulte, jeune. En ete aucun ds nos ma- A lades n’a dépassé la cinquantaine; l’un avait 30 FT" NNRES HUE et rappelons le cas publié par Collin, où 1 s ee ARTS RE , sait d’un enfant de 11 ans (ESS Cliniquement, Je lymphadénome se Prato sous deux formes : ou bien une masse énorme, occupant Se la majeure partie du foie qui déborde toujours les | fausses côtes, pouvant atteindre des proportions SET do PAC considérables que l’on peut vraiment parler de can- Mie cer géant: ou bien il apparaît sous la forme d’un foie gros, irrégulier, présentant des séries de bos- vite selures appréciables cliniquement. : 10 L’amaigrissement est toujours considérable: il dre
mine la symptomatologie clinique. Les troubles dis 0/5 ON gestifs sont constants mais d'apparence banale. L’a- .- M némie est variable, parfois peu prononcée, parfois vi À considérable, comme dans le cas de Suchard et Tes- ‘# sier. Il n’y a pas de leucocytose sanguine, ou très peu. La fièvre est modérée, mais est à peu près constante. | 4 Les examens chimiques complémentaires mon- à trent en général : : #, 4 — une urée sanguine normale ou abaissée, OR:
— une glycémie au-dessous de la normale, * 14 — un taux de l’albumine sanguine élevé, l’élévation FA portant sur la globuline, = à F
— un taux des nucléo-albumines augmenté,
Point important, l'étude qui a pu être faite dans quelques cas des rapports azoturiques et azo-
| témiques semble témoigner d’une amino-acidurie élevée. |
Dans le cas de Proust, l’acide urique et urinaire était le double de la normale.
= Dans notre cas, l’épreuve de la UARAURe pro-
voquée, répétée à différentes reprises, n’a jamais décelé d'insuffisance hépatique pour les sucres, et c’est là un fait particulièrement intéressant, en rai-
son du volume de la tumeur et de la disparition presque complète du parenchyme hépatique.
De toutes façons, tous ces signes ne permettent en aucun cas d’affirmer le diagnostic de lymphadé-
# nomé secondaire du foie; ce n’est que dans les cas
où une tumeur lymphadénique a été constatée aupéravant (observation de MM. Foenez et Proust) qu’une telle lésion peut être. suspectée. Dans tous les autres cas, on élimine assez facilement l’hypothèse d’une cirrhose ou d’une syphilis hépatique, d’un kyste hydatique ou d’un abcès amibien. On pose le entre du cancer secondaire du foie, alors
même qu’on ne décèle pas la localisation digestive
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initiale.
L'évolution est toujours rapide: les œdèmes et parfois l’ictère marquent la période cachectique finale. La mort survient parfois brutale, par hémorragie sous-capsulaire. (Observation de M. Loeper.)
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