‹ Sur un cas de Lymphadenome géant du Foie (volume 2)Chapitre 6 sur 16 · CHAPITRE I · texte numérisé non relu

CHAPITRE I

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D. Observation |

(Service de M. le Professeur a rl |

Il s’agit d’un homme de 42 ans, préparateur en : phariiacie, entré dans la clinique médicale de l’H6pital Saint-Antoine, le 6 janvier 1937, sur les con-

seils du Docteur Bréchot. 2

Le début de l'affection remonte au mois de septembre, c’est-à-dire à trois mois environ.

- La symptomatologie fut d’emblée digestive: le malade accusait des douleurs à type de brûlures, douleurs de siège épigastrique et d'irradiation vers la région sus-ombilicale, les hypocondres et les deux fosses lombaires. Ces douleurs n’ont pas d’horaire

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déterminé. Elles apparaissent de manière capricieuse, ne sont pas franchement rythmées par la prise d’aliments. Jamais il n’y a eu de période d’accalmie absolue. Ces douleurs sont permanentes, mais leur intensité varie. En effet, sur un fond de dou-

leurs continues, vont se greffer des crises paroxys-

tiques pénibles que seule la position ventrale peut calmer. L’absorption d’alcalin n’amène qu’une sé-

dation passagère de ces douleurs; par contre, les

vomissements les atténuent nettement. Mais il s’agit de vomissements provoqués par le malade luimême, car, fait assez particulier, aucun vomisse-

ment spontané, aucune nausée, aucune pituite, n’ac

compagne ces phénomènes douloureux. On ne retrouve pas d’hématémèses, pas de moéléna. Le malade ne présente aucune anorexie élective; il existe simplement une légère constipation, bref, pas de véritables troubles gastriques.

Mais le malade, de lui-même, a insisté sur quelques signes généraux de grande valeur. :

Sa fatigabilité est extrême au moindre effort et

surtout son amaigrissement est considérable. En effet, du mois de septembre 1936 (date où sont apparus les premiers troubles) à janvier 1937 (date de son hospitalisation), le poids est passé de 113 kilos à 83, c’est-à-dire qu'il a baissé de 30 kilos.

Or, cet amaigrissement progressif ne peut s’expli-

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quer par l’anorexie ou l’inanition, le malade con À d

servant un certain goût pour les aliments. Il est done ë

capital d’en souligner l’importance, il domine pres- LG. “à

que le tableau clinique. É 2

Tous ces troubles enfin ont évolue sans aucune ETES

élévation thermique. ; | N

En résumé, la persistance des douleurs, l’amai- ë

grissement considérable et progressif l’ont amené Es

à consulter le Docteur Bréchot, auquel il s’est pré- (us

__senté croyant à la nécessité d’une intervention chi- 1}

rurgicale. ; | he de

A l'examen, on découvre un ventre étalé latéra- >

. : ER lement, La paroi flasque est soulevée en son centre #4

#71 | par une masse abdominale. Il n’existe pas de cireu Lee

4 lation collatérale, pas d’ascite. Cette masse est cons- 4 à tituée par le foie, comme le confirme les données

| de la palpation et de la percussion. Cette masse est 23 mobile avec les mouvements respiratoires. Son bord | supérieur est en place normale. Son bord inférieur est perçu à droite, au-dessous du rebord costal, dans la fosse iliaque droite; à la partie médiane, il reste e au-dessus de l’ombilic, puis est perçu presque dans , l’hypocondre gauche. |

La palpation ne révèle dans ce foie aucune nodosité, mais elle met en évidence, à la partie moyenne de l’organe, une zone plus saillante plus dure que le reste du parenchyme, zone un peu douloureuse.

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