‹ Sur un cas de patellectomieChapitre 46 sur 46 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

La patellectomie ne mérite pas le mauvais renom qu'on lui a fait pendant la guerre 1914-1918. On l’avait Jugée sur des cas où les lésions concomitantes de la fracture rotulienne : lésions synoviales, lésions des grands os et l’hypersepticité de ces plaies de guerre étaient le lot habituel des blessés du genou. Les observations que nous apportons nous donnent la preuve que l’ablation de la rotule, pratiquée dans de bonnes conditions et en l’absence de toute infection de genou avant tout est suivie d'un rétablissement fonctionnel excellent de l’articulation. C'est donc une opération que le chirurgien ne doit pas redouter et dont les indications nous paraissent devoir être étendues.

En dehors des cas où la patellectomie a été admise, de longue date, comme le traitement nécessaire, à savoir dans la tuberculose primitive de la rotule et dans la flexion limitée par une rotule trop volumineuse faisant attelle, et des cas où elle peut se discuter comme dans la tumeur à myéloplaxes, elle rendra de grands services dans le traitement des fractures de la rotule. Sans doute sommes-nous d’avis que la pratiquer dans tous les cas, suivant la méthode venue d’Aneleterre, est un excès. Nous proposons de préciser ses indica-

tions comme suit.

1° Nous lui reconnaissons comme indication impérieuse les cas de fractures ouvertes où les fragments sont en puissance d'’ostéite du fait de la haute septicité des souillures ou en raison du temps prolongé d'exposition de la plaie (plus de 6 à 12 heures).

2° Les fractures plurifragmentaires fermées, dans lesquelles la coaptation des fragments est difficile, courront moins le risque de suites fonctionnelles défectueuses à être traitées par l’excision de l'os.

3° Enfin, dans le dessein d'éviter les récidives, on traitera les fractures itératives et les fractures de rotules

frappées d’ostéoporose par la méthode que no1s prô-

nons.

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