INTRODUCTION
La rupture d’un pyosalpinx au moment de l’accous chement est une chose rare.
C’est aprèsen avoir observé un cas, que l’idée nous est venue de rechercher les observations déjà parues et d'entirer des conclusions.
Cette rupture est rare, au moment de l’accouchement, parce que :
4° On doitopérer, pendant la grossesse, toute femme accusant une douleur abdominale, qu'on peut rattacher à une inflammation (appendicite et grossesse ; salpingite et grossesse), Donc toute femme, atteinte de pyosalpinx, sera opérée pendant la grossesse.
On comprendra, dès lors, que notre étude s’applique à des pyosalpinx non diagnostiqués pendant la gestation.
2 Une salpingite unilatérale, et, à plus forte raison, une salpingite double sont, dans une certaine mesure, incompatibles avec la grossesse; et cela pour plusieurs raisons. Dans les salpingites aiguës puru-
AD
lentes, les franges du pavillon sont agglutinées, de manière à fermer l’orifice abdominal, tandis que l’ostium uterinum reste ouvert. La muqueuse est tomenteuse, grisâtre. Les cils vibratiles sont tombés et les cellules de l’épithélium déformées. Le pyosalpinx est l’aboutissant de ces lésions par oblitération de l'ostium uterinum.
Dans ces cas de collection enkystée, la grossesse serait impossible, si la lésion était double. Or on trouve des observations où le pyosalpinx était double (in thèse Glénet, Nantes, 1906).
Pour expliquer la grossesse on est donc obligé d'admettre qu’il y avait, au moment où s’est opérée la fécondation, une simple salpingite légère ou bien un pyosalpinx unilatéral. Cette fécondation une fois faite il peut y avoir eu aggravation des lésions, comme c’est souvent le cas, et oblitération de la trompe ou des deux trompes, restées perméables jusqu’au début de la grossesse. | ae
3° Parce que aussi, l’avortement est souvent le résultat des salpingites et il est provoqué parplusieurs sortes de causes: causes mécaniques et phénomènes généraux graves, infection de la muqueuse utérine, toxémie maternelle, hyperthermie et mort du fœtus. Ontrouve des quantités d'observations d’avortements au cours d'une grossesse compliquée de salpingite.
Il n’est donc pas étonnant que les femmes attein- .tes de salpingites ou bien ne soient pas fécondées, ou bien ne puissent pas conduire leur grossesse à terme.
AP
Dans une statistique publiée par Campione et basée sur 150 inflammations pelviennes il a trouvé que la gestation avait eu lieu 109 fois, dont 3 accouchements laborieux par atonie utérine, 2 prématurés à 7 mois, et 6 fois des suites de couches fébriles et pathologiques (Ann. de Gyn. Obst. et Pæd., mai 1908).
Il n’est pas question de rupture dans cette étude.
ANRT