‹ Sur un cas de rupture de pyosalpinx pendant l'accouchementChapitre 6 sur 13 · RE PA · texte numérisé non relu

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de la face postérieure de l'utérus. Il a lieu à l’union du quart supérieur et des trois quarts inférieurs de la hauteur totale de l'utérus.

Dans notre observation la tumeur était en rapport avec le muscle psoas iliaque. Les pyosalpinx sont très rarement tordus car ils sont adhérents aux parties voisines et que la mobilité des salpingites est une condition de leur torsion (Legueu et Labadie- Lagrave).

Enfin, dans les cas où un orifice de la trompe est resté perméable, c’est presque toujours celui du côté de l’utérus. | f Dans notre observation, l’ostium uterinum était fermé ainsi que l’ostium abdominale. Si par exception l’orifice abdominal est ouvert quand il y a excès de pression dans la collection purulente, l'issue du liquide du côté du péritoine amène fatalement une péritonite qui peut être généralisée ou localisée grâce à des adhérences antérieures.

ETIOLOGIE ET MÉCANISME

La grossesse et surtout le travail favorisent l'évacuation du pus par l’orifice de la trompe. Ceci se fait sans rupture, sans solution de continuité du pyosalpinx ; comme il arriva dans le cas de À. Grosse et Herrenschmitt, ou bien il y a rupture brusque et pour ainsi direinvasion cataclysmique dupus dans le péritoine ; c’est celte rupture qui nous. intéresse spécialement. |

Elle est favorisée par l’adhérence de la trompe avec les organes voisins, dans ces conditions, lorsque les organes, ou l’utérus subissent un déplacement quelconque, il en résulte une traction excentrique bien propre à rompre une paroi déjà altérée.

Or cette paroi peut être altérée jusqu’à la nécrose. La trompe peut être formée par un sac noirâtre portant à sa surface des traces de mortification commençante (Obs. IL. Pozzi. Soc. d'Obst. gyn. Pæd.,

6 avril 4900).

M. Legueu rapporte un cas de Hermann dans lequel l’abaissement de l’utérus par la pince de Mu-

seux, détermina la rupture du kyste tubaire.

Les poches de pyosalpinx sont parfois très fragiles M. Legueu en a vu deux fois, se rompre pendant le palper abdominal pratiqué même avec douceur.

Pendant la grossesse ou pendant le travail il peut survenir chez une femme portant un pyosalpinx, des poussées de pelvi-péritonite dont la cause n’est pas

toujours soupçonnée. >

Ces exacerbations sont souvent la conséquence des tiraillements et des compressions auxquels est soumise la trompe par suite du développement et de

l'ascension de l'utérus.

Mettons cela au pire, et placons-nous dans le cas d’un travail lent et pénible ; chez certaines primipares par exemple, on comprendra très bien alors, que sous l'influence des contractions utérines pendant l’expulsion, de la régression utérine au moment de la délivrance, ilse produise une éraillure, une déchirure légère de la poche purulente tubaire.

On peut du reste se demander si au moment des, contractions utérines du travail, il n’y a pas simultanément contraction des fibres musculaires de la paroi tubaire.

Le rôle actif de celles-ci expliquerait alors suffi-

samment l'expulsion directe du pus dans le péritoine. |

En outre lorsqu'il y a obturation des orifices on

A7 peut voir se produire la rupture par excès de distension. |

M. Delbet a fait d'intéressantes expériences sur le cadavre pour montrer que la trompe saine ne se laisse pas distendre au delà du volume d’un crayon, et que lorsqu'on pousse une injection forcée la rupture se fait en bas entre les deux lames du mésosalpinx.

D’après Labadie-Lagrave et Legueu la rupture résulte en réalité des progrès de la lésion pariétale sur un point.

Ainsi se forme soit une ulcération, soit un amincissement local dû à un trouble trophique et quand des causes de compression de tiraillement se rencontrent, la perforation se fait au niveau du point faible.

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