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His et Pouchet ont cependant voulu l'étendre à ces derniers, signalant des dispositions embryonnaires qui permettraient une invagination ectodermique au niveau de la région lombaire.
Cette supposition étant exacte, n’expliquerait pas la production dans les dermoïdes ovariens d'organes morphologiquement déterminés (tube digestif, membres).
Dans la théorie de l'inclusion fœtale, les parties embryonnaires des kystes dermoïdes représentent les vestiges d’un embryon, qui serait le frère du sujet porteur, et qui pendant la gestation, aurait été inclus, absorbé par la cavité pleuro-péritonéale de ce dernier. Il existe des observations indéniables de cas d’inclusion (fœtus in fœtu avec membranes et cordon), mais, ici encore, on ne peut généraliser et ce serait fou, que vouloir expliquer de cette façon, les cas de kystes dermoïdes multiples.
La théorie de Bard que ‘on pourrait appeler théorie des cellules nodales est par lui-même ainsi formulée :
Les kystes dermoïdes de l'ovaire ne sont qu'un cas particulier des tumeurs’à tissus multiples ; celles-ci sont de véritables tumeurs indépendantes de toute fécondation de même que de toute parthenogénèse, et ne différant des tumeurs à tissu unique que pour cette raison qu’elles ont pris naissance pendant la vie fœtale ; elles reconnaissent pour origine la multiplication pathologique néoplasique d’une cellule complète de l'embryon apte à donner naissance à des tissus d’autant plus multiples qu’elle est située plus près de l’ovule primitif.
4, G. Pouchet. Surle développement des organes génito-urinaires, Ann. de gynécologie, 1886, p. 92,
Joünn. de V'Anat. et de la physiol., 1887,
2 68 On sait que Bard (1), considérant l’évolution de lovule
fécondé admet deux procédés de reproduction cellulaire :
“fa maltiplication qui ne donne lieu qu’à des cellules filles
identiques à la cellule mère, et le dédoublement qui donne des produts ayant des qualités différentes de la cellule mère. Les cellules destinées à subir le dédoublement, pour aboutir à des types invariables; qui, eux, ne seront plus susceptibles que de multipli-ation, sont dites cellules nodales, |
C'est l'une de ces cellules nodales, dont l’évolution
serait troublée par une cause inconnue, qui aboutirait à
Ja formation du kyste dermoïde.
Mais, poussant sa théorie à l’extrême, M. Bard se voit
forcé d’admettre, ue l’une des premières cellules succéq 2
dant à l’ovule après son dédoublement, peut être atteinte
de cette tendance évolutive pathologique. Et il explique ainsi (2) la plupart des cas rapportés à l'inclusion fœtale parasitaire » qu'il veut ainsi rapprocher complètement, comme pathogénie, des kystes dermoïdes ovariens. De plus en parlant ainsi, Bard admet implicitement la suppléance par les cellules nodales restantes, de la cellule nodale mise à l'écart, qui ne concourt plus à l'édification de l'embryon. Fi
Or, l’expérimentation n’est quère favorable à cette
idée les recherches de Chabry (3) sont absolument con-
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1. Bard, De l'inexactitude de la théorie parthénogénétique des
kystes dermoïdes de l'ovaire, in Gaz.hebd. de med., p. 521, 1893.
2. Bard, loc. cil. page 521, 2° colonne. . k * 3; Chabry. Embryologie normale et tératologique des Ascidies.
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traires à la régénération d’un segment détruit, par les segments persistants.
Etudiant l’embryologie des Ascidies, cet auteur obtint
certaines pontes remarquables par la segmentation anor-
male de presque tous les œufs. Au stade de deux seg-
ments, il voyait l’un d’eux devenir granuleux et disparaitre; or le deuxième segment continuait son évolution, mais ne donnait naissance qu'à un demi-individu. Comprenant toute l'importance de cette constatation, il reproduisit l'expérience sur des œufs normaux, en détruisant à l’aide d’une pointe de verre filé un segment quelconque de l'œuf. Et il obtint toujours de cette façon des fractions d'individu, c’est-à-dire des monstres auxquels manquent certaines organes qu'une étude minutieuse des
premiers stades de segmentation, permet de désigner
d’avance.
Ces recherches ont été confirmées par Roux (1), à propos des œufs de Batraciens. Il compare, à un fravar{ de mosaïque, cette formation de lembryon aux dépens dé cellules se développant isolément et personnellement.
Ces constatations nous semblent ruiner entièrement la théorie des cellules nodales.
Bard s’est fait l'adversaire résolu de la théorie parthénogénétique, el c’est enle considérant comme tel que nous aurons tout à l'heure l'honneur de discuter quelques-uns
| de ses arguments.
1. Wilhelm Roux. Die Methode zur Erzengung halber: Froschembryonen und zum Nachweiss der Beziehung der ersten Furchungsebenen des Froschèes zur Medianebene des Embryo. Anatom. Anzeigir, 1894, nn. 8 et 9,
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NPD
La théorie de la parthénogénèse n’a été véritablement
établie que par Œllacher (1) et Mathias Duval (2),et c’est surtout à Répin (3) qu’elle doit sa fortune. Le remarquable travail de ce dernier auteur nous a d’ailleurs beaucoup servi, et nous y avons largement puisé pour résumer l’historique de cette question des kystes dermoïdes. D’après la théorie parthénogénétique, tout kyste dermoïde de l'ovaire part d’un ovule segmenté en dehors de
toute fécondation, et cela sous l’influence d’une sorte de
réversion atavique reproduisant chez les vertébrés et.
d’une manière imparfaite ce qui a lieu normalement chez certains animaux inférieurs, comme les abeilles, par exem-
ple.
Le kyste dermoïde est donc fils du porteur et non plus
frère, comme le veut la théorie de l'inclusion fœtale.
Déjà Waldeyer (4) avait été bien près de la parthénogénèse, lorsqu'il attribuait l’origine des kystes dermoïdes ovariens au développement anormal de certaines cellules de l’epithélium germinatif, cellule qui au lieu de se transformer en ovules, pendant la période embryonnaire, seraient restées inactives dans les tubes de Pflüger. Pour lui (nous
l'avons déjà fait remarquer plus haut à propos de la patho-
1. Œllacher. Die Varaenderungen des Unbefructeten Hbnes der Hubnereier in Eïleiler, Leipzig, 1872, p. 47.
2. Mathias Duval. Communication à la Soc. de biologie, 1884, p.085;
3. Répin. Origine parthénogénélique des kystes dermoides de l'ovaire, Th. de Paris, 1891.