I. — Diagnostic positit
1° Radiographie.
Nous ne ferons que rappeler les données classiques d'examen radiographique du maxillaire inférieur. On prendra deux clichés sous deux incidences différentes ; Pune en projection de face, l’autre en projection de profil normale et défilée.
Elle fournit d’ailleurs des renseignements peu signi-
ficatifs dans les infections chroniques du maxillaire in-
férieur.
Elle permet de reconnaitre l'ostéile raréfiante péri-
apicale autour des racines des dents, atteinte d'arthrite.
Quant aux ostéomyéliles infiltrantes les clichés sont dificiles à interpréter, les signes radiologiques se rapprochent de ceux observés dans les Lumeurs bénignes ou malignes el ce n'est que dans les cas d'ostéomyélite destructive avec séquestres qu'elle fournit des données importantes,
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29 Biopsie.
La biopsie estle moyen le plus certain et le plus rapide d'affirmer la nature cancéreuse d’une lésion buccale d'autant plus que de toutes les localisations cancéreuses, celles venant au niveau de la cavité buccale sont les plus accessibles à-ce mode d'examen.
C’est elle qui à permis de poser chez notre malade le diagnostic de pseudo-tumeur inflammatoire.
Il. — Diagnostic différentiel
Il se pose avec toutes les néoformations développées aux dépens du maxillaire inférieur.
1° La tuberculose du maxillaire inférieur.
Bien que siégeant généralement dans la région angulaire et au niveau de la partie postérieure de la branche horizontale, zone fertile el d’accroissement de los, elle peut se localiser au niveau de l’are antérieur.
En dehors de la forme ostéomyélite aiguë à évolution rapide, se rapprochant surtout de l’ostéo-périostite suppurée et se rencontrant presque exclusivement chez les bacillaires pulmonaires avancés, Fostéo-périostite infiltrante peut se confondre avec deux formes classiques de.tuberculose du maxillaire inférieur :
1° La forme centrale ;
20 La forme diffuse sous-périoslée, décelant os et périoste, véritable infiltration tuberculeuse à évolution lente, donnant tardivement des séquestres gros et multiples. La radio montre dans cette forme :
Au début une décalcification osseuse, étendue à la totalité du maxillaire inférieur avec aspect pâle de l'os.
A la phase de réparation ; les séquestres et leur zone de condensation.
20 La syphilis tertiaire du maxillaire inférieur.
Elle est surtout connue dans ses formes nécrosantes ou avec exostoses. Mais bien que rare, on a décrit le syphilome du maxillaire inférieur à type hyperostose qui simule l'ostéo-sarcome et partant, l’ostéo-périostite infiltrante. La forme décrite tout d’abord par CHaBauD dans sa thèse a été reprise par BERCHER et MAUREL. Accidents de la syphilis acquise ou héréditaire, l’infilration ne dépasse pas le périoste, c'est une véritable périostose. Elle se manifeste par une tuméfaction fusiforme, parallèle à l'axe de la branche horizontale, dure et peu douloureuse c’est l'épreuve thérapeutique qui tranchera le diagnostic la radio donnant des clichés peu caractéristiques.
Nous rappelonsenfin, pour mémoire, l'existence d’une ostéo-périostite gommeuse.
3° Les tümeurs du maxillaire inférieur peuvent être classées en deux groupes.
les tumeurs malignes et les tumeurs bénignes.