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Locale : Est assez marquée, surtout après la deuxième injection où elle se caractérise par une large zone infiltrée, dure et doùloureuse, s’accompagnant de petits ganglions inguinaux.
Focale : Est marquée après la première injection : on note une grosse diminution de volume du ganglion ramolli de l’extrémité inférieure du sterno-cleido-mastoïdien.
Après la seconde injection, la malade accuse seulement quelques tiraillements et élancements locaux.
Elle est nulle après la troisième, mais redevient nette après la quatrième où elle se traduit par la diminution marquée du volume de la petite collection de l’extrémité inférieure du sterno-cleido-mastoïdien et par lat-
ténuation des petits ganglions en chaines latéro-cervicales.
La malade est revue le 4 mars 1924. Elle est nettement améliorée. La petite collection de l’extrémité inférieure du sternocleido-mastoïdien a complètement disparu, les petits ganglions voisins ont nettement diminué de volume, les chaines latérocervicales sont en partie effacées. L’état général est bon. Les
violentes réactions qui ont accompagné les injections n’ont eu aucune suite.
XIV® oOBSERVATION. — Monsieur F..., 31 ans.
Se présente à la consultation le 14 avril 1923.
Aurait présenté il y a trois ans une légère atteinte de tuberculose pulmonaire ? Rien à l’examen actuellement.
Il y à deux ans, apparait une adénite cervicale qui se ramollit, se fistulise, puis se cicatrise en trois à quatre mois.
Depuis, sont apparues : une ostéo arthrite suppurée du pouce gauche et, il y a deux mois, une collection froide sus-sternales d’origine osseuse qui s’est fistulisée.
L'état général est médiocre.
La cuti-réaction est positive maculo-papuleuse rose.
Du fait des anciennes manifestations pulmonaires et de l’état général médiocre, le vaccin est injecté à faible dose. Le malade reçoit trois injections de 0,25, 0,25, 0,50 à quatre jours d’intervalle.
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RÉACTIONS
Générale : Est forte surtout après les première et troisièeme injections où la température atteint 38°,2 et s’accompagne en plus de céphalée, rachialgie, courbature générale, de dyspnée, polypnée et toux.
Réaction de courte durée.
Locale : Est marquée et se caractérise par de la rougeur avec empâtement, engorgement ganglionnaire. Elle croît avec les injections.
Focale : Est surtout caractérisée par une exagération de l’écoulement du pus par le trajet fistuleux.
L’ostéo-arthrite du pouce ne parait pas influencée.
Au mois de mai 1923, le malade revient dans le service, porteur d’une tumeur blanche du pied gauche à évolution rapide. Une collection froide s’est formée que l’on doit ponctionner plusieurs fois.
En juillet, le malade passe quelques jours à Laënnec dans le but de se faire envoyer à Berck; à ce moment la fistule du cou est à peu près tarie, l’ostéo-arthrite du pouce n’est pas modifiée. L'évolution de la tumeur blanche du pied continue rapide. L'état général est médiocre.
Le malade est soigné chez lui à partir du mois d’août, de nouvelles ponctions sont pratiquées, mais en septembre, la poche se fistulise. Cette fistulisation s’accompagne d’une aggravation marquée de l’état général. Le malade commence à tousser et à cracher. Il se cachectise de plus en plus et meurt en janvier 1924.
XV° OBSERVATION. — Mademoiselle Ca... 16 ans.
Vue le 2 novembre. Elle avait présenté au début de l’année un abcès froid thoracique au niveau de la deuxième articulation chondro-sternale droite. Cet abcès avait été alors plusieurs fois ponctionné. La malade était restée plusieurs mois sans revenir à la consultation. Elle revient actuellement avec une fistule qui donne du pus en assez grande abondance.
L'état général est bon.
La cuti-réaction est faiblement positive.
La malade reçoit : 0,50, 1 cc. et 2 cc. à trois jours d’intervalle,.
RÉACTIONS
Générale : Peu marquée ou nulle à la suite des deux premières injections, est assez intense après la troisième,
la température atteint 40° et s’accompagne de courbature, de céphalée, de vomissements.
Locale : Est assez forte après les deux premières injections, faible après la troisième. Elle se traduit par de la rougeur et de l’empatement.
Focale : Est marquée après la deuxième et la troisième injections par une exagération de la suppuration et un élargissement du trajet fistuleux.
La malade est revenue un certain temps aux pansements puis n’a pas été revue.
XVI° OBSERVATION. —- Monsieur Ch, 20 ans.
Se présente le 6 novembre 1923 à la consultation porteur d’une orchiépididymite tuberculeuse gauche ayant débuté il y a un mois environ.
A l’examen on trouve :
Un testicule un peu gros;
Un noyau volumineux de la queue de l’épididyme;
Un léger épanchement de la vaginale;
Le cordon gros et non dissociable, le déférent dur.
Les tuniques serotales infiltrées en masse avec peau rouge et œdémateuse;
Le toucher rectal permet de sentir un lobe prostatique gauche plus saillant.
L'état général est bon.
La cuti-réaction est positive maculo-papuleuse.
Le malade reçoit deux injections : 0,50, 0,75 à deux jours d’intervalle. N’est plus revenu ensuite.
RÉACTIONS
Générale : Ne semble pas avoir été très violente (le malade n’a pas pris sa température et accuse seulement une céphalée assez marquée).
Locale : À été marquée : douleurs, rougeur étendue au niveau du point de piqûre s’accompagnant d’œdème et de ganglions inguinaux.
Focale : Est immédiatement très marquée et se caractérise par la disparition totale de la rougeur de la peau du
re
scrotum et de l’œdème des tuniques, par le retour au volume normal des bourses.
On ne note aucune modification des foyers testiculo-épididymaires.
XVII° OBSERVATION. — Madame C1.., 37 ans.
Vue le 21 avril 1923. Elle présente une arthrite du genou droit datant de sept mois, caractérisée par une hydarthrose volumineuse avec quelques fongosités. Le choc rotulien est flou.
Au point de vue fonctionnel, on trouve une limitation très marquée de la flexion.
Il n’y a pas de lésion osseuse, mais lésion méniscale probable.
L’état général est assez bon.
La cuti-réaction est positive maculo-papuleuse rose.
La malade reçoit : 0,25, 1 cc., 1,50, à quatre jours d’intervalle.
RÉACTIONS
Générale : Est assez marquée après les deux dernières injections : céphalée, anorexie, courbature, température 40°.
Locale : Est légère, sauf après la première injection.
Focale : Est nette, se traduit d’abord par de la gène articulaire avec véritables douleurs dans la nuit qui a suivi la première injection, puis, à la suite de la troisième, par un léger ramollissement et une notable diminution du volume de l’article, en même temps que la flexion reprenait de l’amplitude.
La malade a été revue en juin, considérablement améliorée. L’articulation avait beaucoup diminué de volume et la malade avait récupéré la presque totalité de ses mouvements.
Elle est revenue en août. Elle avait recommencé à travailler depuis un mois et demie et supportait bien la fatigue au commencement, mais depuis quelque temps, elle recommence à marcher difficilement, les mouvements sont de nouveau limités. L’articulation augmente de volume. Doit entrer à l'hôpital.
=) ne XVIII® oBSERVATION. — Monsieur G.…, 21 ans.
Vu le 1 avril 1923. Admis à la salle Velpeau (St-Antoine).
Ce malade présente une hydarthrose bacillaire chronique du genou droit dont le début remonte à la fin de 1920. Vérification par inoculation au cobaye.
Il avait déjà été vu en mars 1921. Il présentait alors une hydarthrose volumineuse mais modérément tendue. Le genou était globuleux, l’atrophie musculaire était intense. La flexion et l’extension passives étaient peu modifiées, mais gène fonctionnelle.
Il est traité à cette date par le sérum anti-tuberculeux.
Le 1° mars il recoit après évacuation, 20 cc. de sérum dans l’articulation et 40 cc. dans les muscles périarticulaires.
Dans les jours qui suivent, on note d’abord une exagération de l’épanchement, suivie de régression.
Le 8 mars, il y a une notable amélioration fonctionnelle avec diminution du volume de Particle.
Il reçoit alors 15 cc. dans l'articulation et 45 cc. de sérum dans les muscles périarticulaires.
Le 12 mars, il présente une réaction sérique intense, le genou est en 1/2 flexion, très tendu. On retire par ponction 145 ce d’un liquide plus épais que celui que les ponctions précédentes avaient ramené.
J1 a été revu par la suite, le 26 avril, le 22 juin, le 10 janvier 1922. L’amélioration a été manifeste et continue, à cette dernière date, le genou est notablement moins volumineux, l’atrophie a en grande partie disparu, le paquet ganglionnaire de la fosse iliaque a considérablement régressé.
Le malade -— garçon charcutier —— pratiquement guéri reprend sa profession puis part à l’armée.
Le 16 avril 1923, il revient dans le service, il n’a pu supporter les fatigues du métier militaire, à la gêne fonctionnelle a fait suite une augmentation du volume de l'articulation, si bien qu’à cette date, le genou à repris le volume de mars 1921. L’atrophie musculaire est considérable, les ganglions sont envahis.
L'état général est mediocre.
La cuti-réaction est faiblement positive maculeuse rose,
Le malade reçoit alors : 0,25, 0,50, 1 cc. 2cc. de vaccin à quatre jours d’intervalle.
RÉACTIONS
Générale : Est assez forte après les deuxième et troisième injections, la température atteint 38°,9 —— 40° s’accompagnant de céphalée, d’anorexie, de courbature, de tremblement.
Elle: est nulle après la quatrième injection.
Locale : Est marquée après la deuxième injection, se traduisant par de la rougeur, de l’empatement accompagné de ganglions inguinaux.
Focale : À évolué en deux phases. D’abord on a observé du ramollissement puis une certaine diminution de volume de Particle. Bientôt l’article a repris volume et tensien précédents et l’on a dû ponctionner.
Nous citerons enfin, en l’isolant des autres dont elle se sépare par la conduite un peu spéciale du traitement, une dernière observation (19).
XIX° oOBSERVATION. — Dord.…. Edouard, 24 ans 1/2.
Ce malade se présente le 28 août porteur d’un abcès froid cervical gauche dû au ramollissement d’une adénite, fistulisé depuis un certain temps après drainage filiforme.
A droite, il existe un ganglion assez volumineux, dur et légèrement mobile.
Ce malade reçoit cinq injections : 1 cc. et quatre fois 2 cc. de protéines staphylococciques préparées par MM. Vallée et Louis Bazy et décrite sous le nom d’endococcine.
(De plus, l’orifice fistuleux est traité par des injections de mésothorium, en couronne).
Il se produit à la suite de ces injections, à droite, un ramollissement rapide du ganglion que l’on draine avec crins; à gauche, un assèchement du trajet fistuleux avec persistance du noyau induré sous-jacent.
La suppuration du ganglion de droite continuant en même temps que persistait à la base une zone indurée, deux injections de vaccin antituberculeux : 0,25 et 1 cc. sont pratiquées à cinq jours d'intervalle,
SR CT ee
RÉACTIONS
Générale : Est assez marquée après la deuxième injection, la température atteint 39°,1 et s'accompagne de céphalée.
Locale : Se traduit par une rougeur diffuse atteignant une paume de main.
Focale : A été nette. A la suite de la premièré injection, on a noté une exagération notable de l’écoulement du pus par le trajet, puis, ensuite, une diminution.
Le malade revient encore quelques jours aux pansements, puis quitte le service, son trajet ne donnant plus que quelques gouttes de pus.
En résumé, 19 malades ont été traités entre avril 1923 et février 1924, ce qui donne, pour un certain nombre d’entre eux que nous avons pu suivre régulièrement, le recul déjà suffisant pour juger non seulement des résultats immédiats, mais encore des résultats à’ distance.
Les cas dont nous rapportons les observations se décomposent ainsi :
AUDITEURS ES CARS DRE 14 cas OstÉIeS nee EE 2 cas Hydarthroses du genou...... 2 cas Orchi-épididymite 7... 1 cas
Tous ces malades ne présentaient que des manifestations locales externes. Nous nous sommes toujours attaché, comme nous l’avons dit précédemment, à éliminer systématiquement les fébriles, ceux dont l’état général était mauvais, ceux chez lesquels on pouvait suspecter une lésion profonde, en particulier les pulmonaires avérés et même douteux.
Une seule malade (observation 13), qui nous paraissait suspecte après examen et vérification aux rayons, a été cependant traitée, mais n’a reçu à chaque injection qu’une dose réduite sous un contrôle rigoureux.
Chaque fois que cela a été possible, le diagnostic clinique a été vérifié par les examens de laboratoire : recherche du bacille dans le pus, inoculation au cobaye, radiographie des lésions osseuses. .
Chez tous ces malades, enfin, la cuti-réaction a été pratiquée; son intensité a été notée suivant le tableau de valeurs indiqué par M. Jousset (Cuti-réaction à la tuberculine)1. .
Les injections ont été faites à doses croissantes, réglées suivant l’état général et la résistance du malade. La dose initiale a été de 0 cc. 25 à 0 cc. 50, les quantités étant progressivement augmentées au cours des injections suivantes et d’après la réaction générale.
A partir de cette dose initiale de 0, cc. 25 les injections furent dans l’ensemble de 0,75 — 1 cc. — 1,50 — et 2cc. dose terminale.
Nous n’avons jamais en effet dépassé le chiffre de quatre injections par série, l’action, quand elle existait, s’indiquant dès la première injection et s’affirmant dès la deuxième ou au plus la troisième.
Ces injections furent pratiquées à trois ou quatre jours d’intervalle.
Nous avons émployé un extrait lipoprotéique du bacille de Koch, préparé par M. A. Jousset.
(1) Cuti réaction à la tuberculine. A. Jousser, Journal Médical Français, Septembre 1922.