LORS
OgsEervarion XX VII
Syphilis. — Influence du traitement dentaire sur des lésions buccales. — Ictère secondaire. — Traitement intensif. — Guérison d’une hyperostose frontale en quelques jours.
R.., vingt-quatre ans, journalière. "Entrée, le 14 novembre 1906, salle Rostan.
Chancre ignoré.
Accidents secondaires. — Roséole typique, surtout localisée à l’abdomen. Céphalée assez violente, surtout le soir. Les maux de tête ont duré trois semaines. Pas d’alopécie. Pléiade ganglionnaire très nette à la région inguinale. Pas de plaques muqueuses buccales. Syphilides pigmentaires du cou.
La malade a fait, il y a quinze jours, une fausse couche de huit mois.
Trailement intensif commencé le 16 novembre 1906.
Inégalité pupillaire, mydriase à droite. Pas d’Argyil.
Après quatre jours, début de gingivite, au niveau d’ulcérations spécifiques, dans le repli gingivo-génien surtout droit.
Elle sort de l'hôpital en plein traitement.
Elle rentre à l'hôpital quinze jours après, avec plaques muqueuses buccales. Celles-ci sont surtout localisées dans le sillon gingivo-génien droit, elles encapuchonnent la dent de sagesse qui disparait presque sous un bourgeon charnu ; de plus, on remarque que la deuxième incisive inférieure est placée de champ et que la gencive dans toute la région antérieure, mais surtout au niveau de la dent enflammée, est très tuméfiée, formant une sorte de bourrelet.
Le 15 décembre, on enlève l’incisive et la 2° molaire gauche.
Examinée le 18 décembre, on constate une amélioration notable dans l’état de la bouche. Il reste une légère fluxion due certainement à l’avulsion de la dent.
Légère alopécie sourcilière gauche. H y avait eu odontalgie assez vive partie de la 2° molaire inferieure gauche et très diminuée, même avant son extraction.
Sans aucun traitement local ni général, la régression des ulcérations
STRESS gingivo-géniennes continue assez rapidement; nulle douleur de mastisation ; la céphalée existe encore mais très atténuée.
26 décembre. Même élat; les lésions gingivales continuent leur régression. Il ne reste plus qu'un bourrelet gingival dans le cul-de-sac gingivo-génien droit, surplombant la 3° molaire et se recouvrant d’un épithélium blanc opalin. Quelques arthralgies vagues dans les membres. Bon état général.
28 décembre. Amélioration buccale a continué. La gingivite réfromolaire droite est absolument épidermisée en blanc opalin et sa banalité objective est parfaite. Quelques élancements à la nuque du cété droit.
31 décembre. Il ne reste plus qu'un vestige de la lésion rétro-molaire ; il n'y a plus qu'un léger bourrelet surplombant simplement la dent sans la recouvrir.
7 janvier 1907. Accident gingival tout à fait guéri. Les deux conjonctives bulbaires, surtout la gauche, sont injectées sans symptômes iriens. Les papilles de la base de la langue ont nettement le type coloré (langue noire parasitaire). Teint subictérique évident. Troubles gastriques, constipation, anorexie, nausées, démangeaisons; on assiste évidemment au début d'un ictère secondaire. Foie petit, sensible; pas de bradycardie.
8 janvier. La teinte ictérique est très nette aujourd'hui; les téguments eux-mêmes sont colorés. Urines ictériques, selles non décolorées ; mêmes symptômes gastriques.
9 janvier. Depuis sept ou huit jours, perte d’appétit, douleur d’estomac. Ietère s’accentue; pression très légèrement sensible au creux épigastrique. La conjonctivite bulbaire, surtout à gauche et surtout interne, s’est un peu accentuée. Pas de fièvre; l’anorexie disparaît. Quand l’ictère à été reconnu, la malade était au régime lacté depuis trois à quatre jours.
14 janvier. Soulfre toujours un peu de l'estomac. Accuse un certain degré de surdité; lavages d'oreille à eau glycérinée.
16 janvier. Amélioration de la surdité (issue de bouchons de cérumen). Selles décolorées. Bradycardie légère. Conjonctivite très améliorée. Hyperémie à disparu presque complètement.
Régime lacté n’a été observé que deux à trois jours. Depuis le 40
A janvier, ne boit que fort peu de lait et prend du bouillon et des légumes. Encore une très légère gastralgie hier et avant-hier.
18 janvier. Crise urinaire ayant porté de un litre à deux litres la quantité d’urines, qui se sont beaucoup éclaircies; ictère a beaucoup pàli. Un peu de gingivite du cul-de-sac réfro-molaire qauche datant d'hier, c’est-à-dire deux jours après suspension de 2 centigrammes de calomel. Un peu de salivation hier également.
23 janvier. Amélioration se continüe; les signes de stomatite n’ont pas augmenté. Taux moyen des urines, 2.000 à 2.250 grammes environ. Ictère a presque disparu. Fèces sont recolorées.
26 janvier. Ictère à peu près guéri. Depuis quelques jours, sensibilité de la région frontale qauche au niveau de la bosse gauche. On reconnaît ce matin un petit mamelon osseux sensible. Début du traitement intensif.
28 janvier. Traitement complet fait les 25, 26, 27 bien supporté. Mamelon osseux à presque disparu. Sensibilité persiste. Très bon état. Traitement suspendu.
90 janvier. Stomatite légère; aucun autre phénomène.
31 janvier. Mamelon osseux n’est plus perceptible qu'à grand’peine. Sensibilité y est très atténuée ; encore un peu de rougeur du bourrelet rétro-molaire inférieur gauche.
2 février. Malade sort en assez bon état.
27 avril. Vue en très bon état. Syphilide pigmentaire cervicale des
plus nettes. Apparition d’un groupe zostérien sur le ihorax.
Ogservarion XXVIII
Hémiplégie et aphasie. — Traitement mercuriel intensif, — Guérison.
W..., cinquante-six ans, journalier. Entré, le 21 novembre 1905, salle Broussais.
Antécédents héréditaires. — Père et mère morts de maladie inconnue. Un frère bien portant.
Antécédents personnels. — Marié, femme morte de la poitrine. Un
seul fils en bonne santé. Pas de syphilis. Pas de stigmates.