‹ Sur une forme appendiculaire de la maladie de BouillaudChapitre 10 sur 17 · LEA OE · texte numérisé non relu

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Ces douleurs peuvent avoir leur siège dans l’épigastre ;

elles peuvent être localisées à la fosse iliaque droite ; elles

peuyent être généralisées et ne se localiser au point de Mac Burney que secondairement.

Quelle que soit leur localisation, ces douleurs sont continues, profondes avec accès paroxistiques, réveillées par la palpation ou le simple contact des couvertures.

Cette douleur s'accompagne parfois de nausées de vomissements alimentaires, puis bilieux. Ces vomissements sont cependant peu fréquents, scuvent même absents, aboutissant exceptionnellement à une véritable intolérance gastrique (un seul cas cité par Worms).

On observe assez fréquemment de la constipation et dans un cas (FLASH et FRANCHI) arrêt complet des matières : et des gaz.

Nous avons signalé quelques cas, où, au contraire, c’est la diarrhée et les phénomènes intestinaux qui dominent la scène, 6 :

Il nous faur ici ouvrir une parenthèse pour signaler l’opipion de PEARSON sur les quelques cas qu’il avait observés à « ces douleurs ne s’accompagnent ni de diarrhée ni de cons- tipation, ne ressemblent pas en somme à celles données par la colique ».

Passons à l'examen : ce sont les signes physiques qui doivent attirer l'attention du clinicien et le mettre sur la voie. Généralement, l'aspect du malade ne concorde pas avec le dramatique tableau abdominal. La plupart du temps, ils n’ont pas le faciès péritonéal typique, qui exprime l'anxiété et la souffrance, avec les yeux excavés, la peau chaude, rouge, sè-

, che. Ils ne sont pas tourmentés par la soif ardente des véritables péritonéaux. Ils ont le visage tout au plus fatigué et, détail qui a frappé de nombreux auteurs, ils sont très pâles avec

cependant une fièvre élevée. Ces malades sont fatigués, mais généralement ne sont pas prostrés, très rarement délirants.

Quand on examine l'abdomen on constate rarement du ballonnement et du météorisme. Il est à peine tendu et mobile à la palpation (sauf deux cas-de STŒREN). La palpation est douloureuse surtout dans la fosse iliaque droite, plus "rarement exquise au point de Mac Burney. Mais elle est toujours assez peu intense, contrairement à l’appendicite aiguë commune. ;

Des remarques analogues peuvent se faire pour la contracture : elle est diffuse, rarement intense. Il s’agit davantage d’une défense musculaire que d’une véritable contracture. Et avec patience et douceur, on arrive toujours à dé: primer la paroi assez facilement. Dans cinq cas seulement, on l'a trouvée nettement localisée en plastron dans la région appendiculaire.

L'examen des urines ne révèle rien de particulier, sinon une petite quantité d’albumine.

L'examen de sang montre une forte leucocytose et dans une observation de SCHALIT, yne anémie à 2.800.000 et une valeur globulaire de 1,20.

Nous voici donc en présence d'une symptomatologie physique et fonctionnelle estompée, s’accompagnant de phénomènes généraux bien marqués ; et, c’est devant cette discordance sur laquelle insistent tous les auteurs, qu'il faut savoir penser à une possibilité de réaction appendiculaire d'origine rhumatismale avant que l'atteinte articulaire ou cardiaque vienne affirmer le diagnostic.

Et réalité, nous venons de le voir, tous ces éléments de distinction sont assez théoriques, et dans bien des cas sont des « distinguo » trop subtils, quand il s’agit de poser une

indication dont peut dépendre la vie du petit malade.

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