IV. — Opérées ou non, ces appendicites rétrocèdent ra
pidement et l'intervention n'a aucune inîluence néfaste sur l'état du malade. Toutefois la température persiste malgré la libération du péritoine.
V. — Les constatations opératoires démontrent qu'il s'agit véritablement d’une réaction congestive ou exsudative du péritoine qui n’évolue jamais vers la suppuration. Dans
quelques cas , on peut relever des lésions ulcératives sur l’appendice.
VI — Bien qu’assez rares ces « pseudo-appendicites » méritent d’être connues du clinicien. Certains auteurs insistent sur leur plus grande fréquence depuis quelques années.
A ce sujet, il est utile de noter l'opinion émise par DuBEco en 1937 :
« Cette fréquence tient probablement À ce que le clinicien, prévenu de l'existence de ces manifestations péritonéales, évite ainsi souvent une opération qui aurait pu paraître légitime, La preuve en est fournie, par le fait que les interventions sont plus rares depuis que l'attention a été attirée sur cet aspect fallacieux de la Maladie de Bouillaud au début.
Et, n’est-on pas porté à penser qu’un certain nombre de
-malades, opérés en toute bonne foi pour appendicite, étaient
plutôt justiciables du traitement salicylé ?
VII. — Le problème thérapeutique qui se pose au médecin, devant un malade qui présente un syndrome appendiculaire, avee une contraction même légère de la paroi, est assez délicat. Même si l'on relève des antécédents rhumatismaux, si l'on constate une angine prémonitoire, il faudra toujours songer qu’un rhumatisant peut très bien être exposé au dan-
ger d’une appendicite et l’on envisagera l'intervention si la
surveillance du malade, dans les premières heures, ne révèle aucun Signe clinique faisant ressortir nettement l’origine rhumatismale de l'affection.