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Sur une Hémogrégarine de Lacerta ocellata

gique. Toujours négatif chez les génisses non inoculées, il a constamment montré une lymphocytose des plus nettes chez les vaccinifères, au cinquième jour de l’évolution vaccinale.

Cette lymphocytose paraît être transitoire. En effet, chez deux génisses conservées à l’étable après récolte, sans aucune protection du champ opératoire, une nouvelle ponction lombaire, pratiquée le septième jour r a montré une diminution du nombre des lymphocytes et une certaine proportion de polynucléaires.

La constance de cette lymphocytose permet donc de conclure que la vaccination provoque chez les génisses une réaction méningée évidente. Cette réaction méningée est absolument latente : aucun symptôme cliniquement appréciable ne permet d’en soupçonner l’existence.

En est-il de même chez l’enfant et chez l’adulte? C’est ce qu’il serait intéressant de rechercher.

On est en droit de le supposer, puisque au cours de diverses maladies infectieuses, même d’allure bénigne, telles que les oreillons par exemple, on a constaté une lymphocytose passagère des plus manifestes.

Aucun trouble, quelque léger qu'il soit, n’a été observé chez les vaccinifères après ces différentes rachicentèses.

(■ Centre vaccinogène du Val-de-Grâce.)

Sur une hémogrégarine de Lacerta ocellata, par M. Charles Nicolle (de Tunis).

Dans une communication récente (1), M. Billet a décrit d’une façon très complète une hémogrégarine découverte par lui chez plusieurs échantillons de Lacerta ocellata des environs de Constantine; il lui a donné le nom d 'Hæmogregarina curvirostris.

Antérieurement, Labbé avait signalé la présence d’hémogrégarine& chez certains lacertiens de la même espèce capturés en France, et avait rattaché ces parasites à l’espèce Karyolysus lacertarum , observée également par lui chez L. ayilis et L. muralis. (Cette espèce est devenue Hæmogregarina lacertarum dans la nomenclature de Laveran.)

11 ne semble pas y avoir identité entre l’hémogrégarine de Labbé et celle nouvellement décrite par M. Billet. Nous éludions depuis quelques mois une hémogrégarine, parasite comme les deux précédentes de L. ocellata, et qui ne semble pas non plus devoir être confondue avec elles.

(1) Soc. de Biologie , 7 mai 1904.

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