SOCIÉTÉ DE BIOLOGIE
de ses débris avec ie parasite; ce sont là les effets bien connus de la karyolyse. (Voir les travaux de Labbé et de Marceau sur H. lacertarum; ceux de Billet sur H. viperini et H . curvirostris et les nôtres sur H. sergentium .) Nous n’avons jamais constaté dans le protoplasma du globule-hôte la présence de granulations du type Schüffnsr-Maurer, analogues à celles décrites par M. Billet dans sa note sur H. curvirostris ; jamais non plus notre parasite ne nous a montré l’aspect réniforme que présente cette hémogrégarine.
Dans les frottis du foie et de la rate, les formes sont sensiblement les mêmes que dans le sang; les individus libres (accolés ou non au noyau et à ses débris) sont seulement plus nombreux. Plus heureux que M. Billet, nous avons pu trouver dans les frottis du foie des formes de reproduction endogène. Ce sont des kystes ronds ou ovalaires, de grandes dimensions, à grand axe pouvant atteindre 40 à 45 p ; leur paroi est épaisse, leur contenu vide de granulations chromatophiles. Le noyau d’abord unique et central se divise en deux, puis quatre et jusqu’à vingt fragments constituant les mérozoïtes (fig. 6,7); ceux-ci, en forme de losanges à angles arrondis (fi g. 8), sont mis en liberté par la rupture du kyste.
Nous proposons pour cette hémogrégarine de L. ocellata , qui nous paraît distincte de H. Icicertarum (Labbé) et H. curvirostris (Billet), le nom de H. biretorlci.
Seconde note sur une Trypanosomiase des dromadaires d’Algérie, par MM. Edmond Sergent et Étienne Sergent.
Nous avons exposé dans une première note (1) les résultats de nos recherches sur une Trypanosomiase des Dromadaires d’Algérie qui semble bien être une maladie connue par les indigènes de l’Afrique du Nord, sous le nom de EL Debeli ou maladie de la mouche. Nous apportons aujourd’hui la suite de l’étude expérimentale de notre Trypanosome, inoculé à differents animaux.
Nous avons effectué des séries de passages du Trypanosome à travers la meme espèce animale; la virulence est restée la même pour le lapin et pour le cobaye, tandis qu’elle s’est accrue chez les rats blancs et les souris blanches.
Chez les mis blancs et les souris blanches , le Trypanosome est devenu plus virulent dès le 4 e ou 5 e passage; à partir de ce moment, la durée moyenne de la maladie a été de 10 jours (rats) et de 12 jours (souris) après l’inoculation sous-cutanée, de 8 jours (rats) et de 6 jours 1/2 (souris) après l'inoculation intra-péritonéale; un fait très net a été aussi l’apparition des Trypanosomes
(1) Soc. de Biol., 23 janv. 1904, p. 120.