CONCLUSIONS
Un coup d'œil sur ce qui vient d'être dit permet de ürer les conclusions suivantes :
1° J'ai indiqué le principe d’une nouvelle méthode de séparation des méthylamines, n'ayant aucun rapport avec les méthodes antérieurement connues;
SÉPARATION DES MÉTHYLAMINES PAR L'ALDÉHYDE. 49
2° J'ai appliqué cette méthode avec succès ;
3° J'ai signalé l’existence d'une combinaison complexe diméthylaminique de l’aldéhyde formique ;
4° J'ai pris quelques nouveaux points de fusion de sels pouvant servir à identifier les méthylamines, savoir :
Chlorhydrates : diméthylamine 191°; triméthylamine 270-2750 ;
Picrates : monométhylamine 207° ; diméthylamine 156°; triméthylamine 216° (ces picrates n'avaient pas encore été mentionnés) ;
Iodhydrate : triméthylamine 260°.
Jodures : C3 H° Azl?, 66°; C3H° AzIH.1°,65°;
J'ai également indiqué les solubilités des picrates et la réaction de la monométhylamine avec le réactif de Nessler (spécifique), réaction non encore signalée ;
5° J’ai préparé la méthylformothialdine par un procédé qui permet de justifier sa constitution par rapport à celle de Ja triméthyltriméthylènetriamine ou vice versa;
6° J’ai préparé une combinaison isomère de la carbothialdine ordinaire, étudié ses réactions et conclu à l’existence de carbothialdines substituées non prévues par les anciennes formules, ce qui m’a conduit à une formule nouvelle pour la constitution de ce groupe de corps;
7° Par l’action de l’iodure de méthyle sur ce corps, j'ai été conduit à l’étude d’une nouvelle base C' H° AzS? qui constitue le type trisubstitué le plus simple des éthers thiosulfocarbamiques ou des imidothiosulfocarbonates
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Je me permettrai enfin d’insister un peu sur ce point que l’aldéhyde formique, qui peut servir à la séparation des méthylamines, est un réactif peu coûteux et dont il faut peu, d’ailleurs, pour séparer une grande quantité
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d'amines, le poids moléculaire CH? O étant, par exemple, près de cinq fois moins élevé que celui de l’oxalate d’éthyle communément employé.
On peut, du jour au lendemain, séparer toute la triméthylamine dans un grand état de pureté. Les deux autres amines nécessitent un peu plus de temps, mais encore fort peu. Enfin, pour la diméthylamine en particulier, il n’est pas nécessaire de recueillir ce qui passe seulement à 67°,5. Toute la portion qui s'étend de cette température jusqu’à 85° ne contient évidemment que la diméthylamine en combinaison méthylénique accompagnée de plus ou moins d’alcool ou d’eau.
Vu: Le DIRECTEUR DE L'ÉCOLE, G. PLANCHON.
Vu, bon à imprimer :
LE PRÉSIDENT DE LA THèsE, PRUNIER,
Vu et permis d’imprimer :
LE Vice-RECTEUR DE L'ACADÉMIE DE PARIS, GRÉARD.
23446 Paris. — Imprimerié Gauthier-Villars et fils, quai des Grands-Augustins, 55.