‹ Sur une méthode nouvelle de nitration directe par le peroxyde d'azoteChapitre 8 sur 18 · le dessin ci-contre et munis d’un robinet et · texte numérisé non relu

le dessin ci-contre et munis d’un robinet et

d’un joint plat rodé. L'appareil peut être gra-

œ dué, mais s’il doit supporter une pression

élevée il est préférable qu'il ne le soit pas, -

la graduation augmentant la fragilité. Les

mesures des volumes de liquide sont alors

effectuées très simplement en mesurant la

hauteur du liquide dans le tube dont on a préalablement déterminé le diamètre.

Pour les essais sous pression il est indispensable que le robinet soit muni d’une petite presse serre-robinet. Pour relier l'appareil au tube de gaz comprimé ou à un appareil de distillation ou à une trompe à eau, s’il s’agit d'y faire le vide on effectue l'assemblage au

moyen des joints plats rodés maintenus en C4 place au moyen d’une petite presse à vis.

(4) Journ. Chem. Soc. 79 (1901) 1836.

memes

Ces joints et la presse ont été décrits dans les Archives des Sciences Physiques et Naturelles (4) 27 p. 29 1909) et dans le Journal de Chimie Physique (Tome II, 1911 p. 295),

Pour le graissage des robinets et des joints rodés il n’est pas possible dans l'étude qui nous occupe d'employer la formule de Travers qui contient trop de caoutchouc et qui est fortement attaquée. Comme on le sait, les gaz nitreux agissent sur le caoutchouc en formant les nitrosites décrits par Harries. Ces corps n’ont aucun pouvoir lubrifiant.

Nous avons employé la formule suivante usitée au laboratoire du professeur Guye, de ‘Genève, et qui a donné de bons résultats :

1 p. vaseline, 1 p. paraffine, 0,2 p. caoutchouc (para pur).

On prépare ce mélange à 120° en ajoutant le caoutchouc au mélange de vaseline et de paraffine fondu et remuant jusqu à dissolution.

On peut aussi employer un mélange de vaseline et de paraffine que l’on fond à 100° et dans lequel on fait passer un courant de vapeurs de peroxyde d'azote jusqu'à refus. On obtient ainsi une te qui n'est plus sensible au peroxyde d' azote.

On peut également employer l’acide métaphosphorique visqueux qui n’est pas ättaqué par le peroxyde d’azote. Malheureusement il a l'inconvénient d’absorber l'humidité ce qui fait que sa viscosité diminue et qu'il peut en tomber de petites portions à l’intérieur des appareils. Or, comme la marche de certaines réactions a été suivie par des dosages acidimétriques, ceux-ci-risqueraient d’être faussés.

Le produit qui nous a donné les meilleurs résultats est le mélange de vaseline et de paraffine traité par le peroxyde d'azote.

Les appareils décrits ci-dessous sont très commodes pour toutes les réactions qui ne mettent en œuvre que des liquides.

. Pour introduire les produits dans les tubes, le mieux est d'employer un petit entonnoir qui se confectionne très facilement en étirant un tube de verre de telle façon que la partie étirée soit assez fine pour pouvoir entrer dans le tube à robinet de l'appareil. La partie supérieure de l’entonnoir est rétrécie et terminée par des olives qui permettent de le relier par un caoutchouc à la canalisation d’air comprimé de telle sorte que si cela est nécessaire on peut par ce moyen chasser à l’intérieur du tube à réaction les produits préalablement placés dans l’entonnoir.

On peut aussi opérer de la facon suivante : le tube est relié à la trompe par le joint plat en verre. On y fait le vide, puis on ferme le robinet, sépare de la trompe et le renverse sur une Capsule de porcelaine à fond plat contenant le liquide à introduire de telle facon que le joint plat du tube à réagir appuie légèrement sur le fond de la capsule. Il suffit alors d'ouvrir le robinet pour que le liquide monte dans le tube sous l’action de la pression atmosphérique.

Si l’on à plusieurs liquides à introduire successivement dans l'appareil, on refroidit le corps introduit en premier avec le mélange acétone et neige carbonique, dans ces conditions, il y à généralement congélation. On fait alors de nouveau le vide dans l'appareil et continue à introduire les autres produits comme précédemment.

Cette méthode de remplissage est beaucoup moins bonne que la première, il est plus ‘difficile d'introduire une quantité exactement déterminée d'un liquide qu'avec l’entonnoir et l'air comprimé; il reste toujours quelques gouttes de liquide au fond de la capsule et si les corps sont très volatils, comme c'est le cas du peroxyde d'azote, on en perd beaucoup par évaporation, il en résulte une grande incertitude surles poids exacts introduits dans l'appareil.

Pour effectuer des réactions avec des corps solides ou avec des quantités de liquides importantes, nous avons employé un siphon en verre auquel nous avons adapté une monture comportant un robinet à pointeau permettant l'introduction facile de l'oxygène comprimé.

I FGoURs

Les pressions d'oxygène introduit dans les appareils où nous opérions ont été déterminées par lecture du manomètre détendeur des tubes d'oxygène comprimé.

PRÉPARATION DU PEROXYDE d'AZOTE PUR

Pour éviter toute cause d’erreur nous avons répété nos expériences :

1°) Avec du peroxyde d'azote chimiquement pur.

8° ) Avec du peroxyde d’azote préparé à partir du nitrate de soude du Chili et qui provenait de la Pvrotechnie du Pecq. -

3° ) Avec du peroxyde d’azote préparé au four à arc à l’usine d'essais de l’Azote Français.

Nous avons préparé le peroxyde d’azote chimiquement pur employé pour nos mitrations par union directe de bioxyde d'azote obtenu par l’action de l’acide nitrique sur le cuivre avec de l'oxygène. Le bioxyde d’azote et l'oxygène étaient purifiés par les méthodes classiques.

Pour effectuer cette préparation nous avons utilisé le dispositif représenté sur la figure ne 2. Ce dispositif se compose de trois tubes : T - S - R, refroidis par un mélange .d’acétone et de gaz carbonique contenus dans des vases de Dewar. Le tube T est refroidi à une température de -9° environ, Le tube S de -30 à -35° et le tube R aux environs de -40°. On commence par faire arriver dans le tube S du bioxyde d’azote par le tube A. L'’oxygène arrive par le tube B après avoir traversé le premier tube T, on s'arrange de facon à ce que le courant de bioxyde d’azote soit assez rapide pour que le liquide qui se condense dans le tube S soit constitué par un mélange d’anhydride azoteux et de peroxyde d'azote. Le liquide reste donc vert foncé.

Une partie du produit de la réaction de NO sur l’oxygène échappe à la condensation dans le tube S et vient se condenser dans le tube R.

Le tube S contient une certaine quantité de mélange

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nitreux N°? 03 de NO? . On transvase cette quantité dans le tube T. L'oxygène qui passe seul alors dans le liquide oxyde complètement le N°? O8 et transforme le tout en NO?.

- Cette oxydation se fait en entraînant une quantité notable

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