J. ROUX
général 10 à 11) dont un nombre plus ou moins grand (2 à 6) peut se trouver en arrière de l’arcade orbitaire. La série dentaire laisse libre une petite portion du bord à l’extrémité distale. Quant au bord inférieur, il peut être complètement inerme ou porter 1-2 denticules.
L’acicule antennulaire, pointu, atteint — ou presque — l’extrémité du 1 er article du pédoncule. A la base du 2 me article, le prolongement spiniforme du 1 er segment est environ le quart de la longueur de l’article 2.
L’épine de l’écaille antennaire atteint en avant aussi loin que l’extrémité du pédoncule antennulaire. Le pédoncule antennaire atteint en avant le tiers de celui des antennules ou un peu au delà. L’épine sous-orbitaire est bien développée; l’angle ptérygostomien est largement arrondi.
L’épipodite à la base des maxillipides postérieurs est pourvu d’une languette allongée. Ceux des quatre paires antérieures de péréiopodes sont bien développés.
Les chélipèdes antérieurs sont lourds et plutôt courts. Le carpe, profondément excavé, est un peu plus long que large (1,1-1,3); la pince est massive, environ deux fois ou un peu moins aussi longue que large et sa partie palmaire est un peu plus longue que le doigt.
Les chélipèdes II ont un carpe relativement court (3,8-4 lois plus long que large en avant); la pince est plutôt massive (rapport longueur/largeur 1,6-2) et les doigts un peu plus longs que la palma.
A la patte III le propodite est 10-11 fois plus long que large. Le dactylus est 3-3,5 fois plus long que large; sa longueur est comprise quatre fois environ dans celle du propodite. On compte 6 épines, la terminale y comprise; l’avant-dernière est plus forte que les autres.
Le propodite de la patte V est 10-12 fois plus long que large; le dactylus, dont la longueur est contenue 3,6 à 3,9 fois dans celle du propodite, est lui-même 3,7 à 4 fois plus long que large. Il porte 31 épines latérales.
Les épines uropodiales sont au nombre de 21.
Le 6 me segment abdominal mesure environ la moitié de la longueur postorbitaire du céphalothorax.
Le telson porte 5-6 paires d’épines dorsales. A son bord postérieur on compte trois paires de longues soies et une paire de soies fines et très courtes placées au milieu du bord.
Des trois paires de fortes soies, les externes sont les plus longues. Elles sont plus longues que le bord et dépassent d’un tiers l’extrémité des longues soies internes; la paire intermédiaire est un peu plus courte que la paire interne.
Ces trois paires de soies présentent une particularité intéressante que nous n’avons rencontrée jusqu’ici chez aucune espèce du genre Caridina. Outre les longues barbules qui garnissent les soies externes sur leur bord interne et les deux autres paires de soies, on remarque sur chaque soie des séries latérales de courts spinules triangulaires. La paire externe de soies ne possède ces spinules que
Fig. 2. — Caridina pristis n. sp. Fig. 3. — Caridina pristis n. sp.
Telson. Soies du telson, fortement grossies.
du côté interne, tandis que sur les autres soies, on en aperçoit une série de chaque côté. Cette armature spéciale rappelle celle de l’appendice céphalique du poisson Pristis et nous a servi pour la dénomination de notre nouvelle Caridine.
L’endopodite sexuel du pléopode I du $ est représenté par une lame ovalaire, pourvue de quelques longues soies, mais ne portant pas de rétinacles.
Au pléopode II, l’endopodite sexuel porte en son milieu une languette étroite dont le sommet présente une surface couverte de rétinacles.
Les ont une longueur totale de 15-16 mm .