LS PANNE EU 2 A
A AUD ERA dont la valeur reste encore voisine de 1. Par conséquent, Um /U, doit, de toute façon, être voisin de 3.
Cela veut dire que les inducteurs d’une génératrice à polarité changeante (schéma B) seront complètement chargés lorsque les étincelles se produiront en marche sous une tension Um” voisine du triple de la lension U, d’une source auxiliaire tout juste suffisante pour ioniser l’entreverre à la première étincelle.
D’autre part, si l’on compare Um’ à Um du chapitre précédent, on voit que Um /Um doit être voisin de 3/2, ce qui veut dire que pour charger complètement les inducteurs pendant la marche, le montage à polarité changeante exige une tension valant 1,5 fois celle qui est nécessaire au montage à polarité invariable.
G. Rôle des diélectriques et des résistances dans l’ionisation secondaire. — Les paragraphes précédents font état de l’ionisation dite primaire. Mais la face externe de l’isolant inducteur chargée par ce moyen risque d’être déchargée par une ionisation dite.secondaire qui peut se produire au moment où le potentiel du peigne est ramené au potentiel de l’armature, notamment dans le cas où l’inducteur est surabondamment chargé par une (rès grande tension disruptive,
sans compter l’aggravation due à ce que le champ électrique peut s’intensifier localement lorsque la génératrice produit une tension élevée.
Cette ionisation secondaire est particulièrement à craindre dans les génératrices à connexions changeantes dont il est question dans la première partie et où l’égalisation des potentiels du peigne et de l’armature s’effectue brutalement. Pour l’éviter, il faut alors recourir soit à un isolant inducteur possédant des propriétés résiduelles très accentuées, soit à un artifice, qui consiste à interposer une couche à haute résistivité entre l’isolant et l’armature de l’inducteur. Le rôle de cette couche peut s’expliquer de la façon suivante : grâce au lent passage des charges électriques qui peut s’effectuer à travers cette couche, celle-ci peut être considérée comme faisant partie de l’armalure conductrice hors des moments où se produisent de brusques variations de différence de potentiel entre le peigne et l’armature.
Par contre, cette couche se comporte comme un diélectrique, notamment lors du contact des liaisons de marche, de sorte que tout amorcçage d’ionisation secondaire, qui tend à produire un déplacement supplémentaire et rapide de charges, est contrariée par le comportement de la couche qui s’interpose alors, en tant qu’isolant supplémentaire, entre le métal de l’armature et les charges de la face interne du diélectrique inducteur, cette protection ayant d’ailleurs l’avantage de pouvoir s'effectuer localement, en face de la région où le champ atteint, dans l’entreverre, la valeur la plus dangereuse. On y parvient si la constante de temps de la couche (1)
Kb see £ 1 a PC. ps a — —— ésionsé (:) On a, en secondes, { — Hz 9 X 10 en désignant par A
la permittivité et par & la résistivité en ohms-cm.
RNN, ec
est négligeable devant la durée du mouvement de retour des bras conducteurs en connexions de marche, tout en étant grande devant la durée des rapides variations de potentiel qui se produisent entre peigne et armature, soit lors du contact des bras entre eux, soit lors de leur contact avec les peignes.
Mais la couche à haute résislivité ne semble pas s'imposer dans les inducteurs de la nouvelle machine où légalisation
des potentiels du peigne et de l’armature s’effectue par l’intermédiaire d’une grande résistance, qui peut être le siège de chutes de tensions protectrices lorsque l’ionisation secondaire tend à s’amorcer, quoique l’action locale préférentielle dont il a été question avec la couche, disparaisse.
C’est en prévision de cette simplification qu’il n’a pas été tenu compte de la présence de la couche dans le condensateur
élémentaire I.
TROISIÈME PARTIE : Expérimentation du nouveau procédé de recharge des inducteurs.
Expérimentation du montage à polarité invariable.
I. Montage utilisé. — Suivant le schéma (A) de la fgure 6, le plateau rotatif est monté avec deux peignes P et P’, influencés respectivement par les deux inducteurs I et [”.
L’inducteur I est relié en permanence au peigne P par la résistance R et une résistance R’ relie en permanence I” à P’.
Les connexions conductrices vont des inducteurs à l’éclateur. Deux condensateurs C, C’ sont interposés en série entre les peignes, ces derniers ne communiquant à l’éclateur que par l’intermédiaire de R et R’. Le fonctionnement ne devant pas exiger de changements de connexions, celles-ci sont toutes permanentes. L’expérimentation est faite sans protection dans une atmosphère normale dont l’humidité relative dépasse souvent 60 pour 100.
Il. Description des organes utilisés. — A. Plateau rotatif. — Le plateau, en ébonite, de 250 mm de diamètre et de 2 mm d’épaisseur, est monté sur un arbre en fer muni d’une poulie.
B. Peignes. — Chaque peigne comprend un cylindre de laiton à bouts hémisphériques, sur lequel est soudé la partie active constituée soit par une lame de clinquant de laiton de 50 mm de longueur, soit par une rangée de même longueur de pointes en fil d’acier au chrome-nickel, dit alliage RNC2, distantes empiriquement les unes des autres de 3 mm (1).
C. Inducteurs. — L’armature métallique d'environ 60 mm de diamètre de chaque inducteur est recouverte d’une couche isolante de 2 mm d’épaisseur en forme de coquille en résine de styrolène de permittivité égale à 2,4. Deux sortes de coquilles ont été essayées. Pour la protection périphérique de l’armature, j'ai dû renoncer au boitier à deux coquilles dont le collage subissait des ruptures diélectriques, pour adopter la coquille unique à col. Plusieurs sortes d’inducteurs ont é'é essayés qui comportaient une feuille de carton de 0,2 mm d’épaisseur imprégnée d'huile, interposée entre l’armature et la coquille, ou bien une feuille de buvard imprégnée avec diverses huiles conductrices dont la résistivité était supérieure à 100 MQ-cm, pour constituer la couche à haute résistivité dont il a été question. L’inducteur sans couche à haute résistivité n’a été essayé qu’en quatrième partie.
() La longueur de 50 mm correspond environ, pour le plateau de diamètre D — 250 mm, à un écartement entre. les deux peignes D 250 " Bo = —© = —— — 145 mm, V 3 f:. 13
qui doit procurer le maximum de puissance, celle-ci étant proporüonnelle à z(D? — x?) si l’on admet que la tension disruptive entre les peignes est sensiblement proportionnelle à l’écartement x des peignes et que le courant est proportionnel à D? — #2,
D. Résistances R et R’. — Les caractéristiques de ces résistances sont les suivantes :
Baguettes de bois blanc ou en bois oukoumé :
Diamètres (mm) Longueurs (mm) 8 50 à 53 13 80
Imprégnation partielle soit dans de l’eau non distillée, soit dans une solution de chlorure de calcium dans l’eau. Les valeurs mesurées au moment de l’emploi s’échelonnent de 50 000 à 215 000 ©.
Baguettes utilisées dans les montages radioélectriques : Aggloméré massif :
Diamètres (mm) Longucurs (mm) Résistances (Q)
15 63 300 000 Porcelaine à couche résistante hélicoïdale :
E. Condensateurs GC et C’. — Chacun de ces condensateurs est constitué par un gobelet en résine de styrolène (Rhodolène), d'épaisseur 2 mm, de diamètre au fond de 50 mm, dont on change à volonté les armatures.
F. Éclateur. — L’éclateur E, E relié aux bornes de la génératrice comporte deux sphères de laiton de 50 mm de diamètre supportées par deux gobelets condensateurs à glissière dont la capacité résultante Æ est environ 40 unités électrostatiques C.G.S., soit un peu plus de 4 X 105uF, sauf lorsqu'il est fait mention d’une autre valeur.
La tension disruptive est évaluée d’après la longueur d’étincelle à l’aide d’une courbe établie à partir des potentiels explosifs déterminés par Abraham et Villard dans les conditions habituelles dans l’air à la température de 15° C et à la pression atmosphérique normale, c’est-à-dire :
JD JAN SDOUT ER Er RTE 1 cm de longueur d’étincelle. LOGE ELA ER Te 5 cm —- ÉAD SC RER Te 10 cm — LOU EN RSR LIRE CHARS 12 cm — IIT. Expérimentation. — On amorce la génératrice :
4° Soit en électrisant négativement la surface de l’inducteur [’ en la frottant avec de la laine ou avec du clinquant. Ceci peut suflire, mais l’amorçage est plus vigoureux si on électrise, d’autre part, la surface de l’inducteur I en la chargeant positivement avec la tranche du plateau d’un petit électrophore. La polarité est alors P +, P'— ;
2% Soit en faisant jaillir à l’éclateur une ou plusieurs étin-