CONCLUSIONS
1° Des tumeurs sarcomateuses peuvent rester pendant plusieurs années limitées à un membre. Elles se propagent suivant le trajet des
SARCOMATOSE CUTANÉE
lymphatiques et envahissent, les ganglions qui semblent faire obstacle pendant un certain temps à leur dissémination.
2° Ces tumeurs deviennent le siège d'ulcérations qui peuvent persister où être suivies de cicatrisation en général partielle et non durable.
3° Elles offrent dans leur mode de distribution, leurs caractères et leur évolution une grande analogie avec la lymphangite tuberculeuse nodulaire, mais elles s’en distinguent par les hémorrhagies incessantes qui se produisent, soit dans l’intimité du tissu néoplasique, soit à l’extérieur après l’ulcération.
4° Des hémoptysies survenant dans le cours de la maladie sont en faveur du diagnostic d’une sarcomatose étendue au poumon, si l’expectoration ne contient que des bacilles de Koch.
5° L’étude histologique nous montre quelles sont les causes des hémorrhagies. Des bourgeons néoplasiques oblitèrent un grand nombre de capillaires et de veines. Ces troubles circulatoires ont pour conséquence la formation dans le tissu morbide de foyers de dégénérescence au sein desquels se produisent des hémorrhagies secondaires.