FACE
N J Longueur totale
1 Largeur maxima
Hauteur totale de la face
Orbites...! hargeUr
{ Hauteur
Voûte (LongUeUr
, < Largeur en arrière
palatine. . . /
V — en avant
Indices.
Facial
Orbitaire
Nasal
A côté de cette tête se trouvait le maxillaire inférieur dont il a été question plus haut. Sa symphyse forme en bas une saillie notable de chaque côté de laquelle se voit un tubercule lui-même fort saillant. Le menton est donc bien accusé. Le bord alvéolaire se dirige sensiblement en avant, mais les dents inférieures sont implantées verticalement. Le corps de l’os n’est pas très-épais ; les branches montantes sont minces, l’apophyse coronoïde longue et grêle. Quant aux angles, il n’en reste plus de traces.
Les autres os donnés par M. Joly au Muséum consistent en quelques vertèbres, un humérus gauche, deux fémurs du même côté, un os iliaque gauche entier, un fragment d'un second et divers autres fragments.
M. Hamy avait déjà remarqué que l'humérus trouvé dans
le tumulus de Genay était peu recourbé (c’est l’inverse de la race de Cro-Magnon). L’humérus de Brézé n’offre, lui aussi, qu’une bien faible torsion. Il est pourtant assez robuste, mais peu long, car il ne mesure pas plus de 280 millimètres.
L’os iliaque présente, de prime abord, un ilion peu incliné. Son développement est normal.
Sur les deux fémurs, l’un a l’extrémité inférieure brisée, l’autre l’extrémité supérieure. Ce dernier pourtant peut être mesuré d’une manière assez précise. Sa longueur est de 436 millimètres environ (celui de Genay avait 435 millimètres), ce qui dénote un individu de haute taille. Les empreintes musculaires et la saillie de la ligne âpre dénotent que cet individu de stature élevée était en même temps robuste. L’incurvation de ces os est peu marquée.
J’ai terminé l’examen de tout ce que M. Joly-Leterme a retiré de la sépulture de Brézé. Je vous rappellerai en passant que notre collègue n’en est point à son début. C’est lui qui a trouvé les premiers os gravés, ces pièces célèbres de la grotte des Ghauffeaux qui sont déposées au musée de Cluny. Il a été un des premiers à se livrer à ce genre de recherches, et aujourd’hui son zèle ne s’est point refroidi. Nous sommes donc en droit d’espérer que la fortune continuera à favoriser la persévérance de notre collègue. Il est d’ailleurs admirablement bien placé pour se livrer à des études archéologiques. L’Anjou, vous le savez tous, et l'arrondissement de Saumur en particulier, renferment des richesses archéologiques inépuisables.
Partout les Romains ont laissé des traces de leur passage ou plutôt de leur séjour prolongé. La grande quantité de ruines romaines qu’on trouve à chaque pas dénote l’importance de la population à cette époque.
Mais le pays était habité depuis un temps déjà bien long. Pouvait-il en être autrement, lorsque, dans les environs de Saumur, par exemple, coulaient trois rivières poissonneuses, la Loire, la Dive et le Thouet? lorsque les coteaux couverts de bois renfermaient un gibier abondant? lorsque des popu-
lations primitives trouvaient là tout ce qu'il leur fallait? Aussi le pays est-il couvert de dolmens, de peulvens, de menhirs, de tumuli, qui sont là comme des témoignages de l’existence de ces populations anciennes. — Tout récemment, en faisant les terrassements du chemin de fer de Poitiers, on a mis à découvert une quantité notable d’instruments en bronze.
Mais nous pouvons remonter encore plus haut dans le passé. Des découvertes déjà anciennes ont montré la pierre polie associée au bronze dans un bon nombre de localités, parmi lesquelles il me suffira de citer la Mothe-Bourbon, le Coudray-Macouard, le Bois-Brard, etc., etc. Dans le coteau sud de Saumur on trouve la pierre taillée et la pierre polie. Dans les marais de la Dive, à l’écluse de Douai et à Pasde-Jeu, ces armes en silex noir dont les échantillons sont en grand nombre au musée de Saumur, se trouvaient en quantité considérable.
A l’époque où l'homme ne se servait encore, dans notre contrée, que d'instruments en pierre, l’Anjou renfermait donc déjà une population assez nombreuse. La découverte de Brézé est une preuve de plus à l'appui de cette assertion. Mais, en outre, la fouille de M. Joly présente, il me semble, un intérêt spécial. Elle nous a ihontré un mode d’inhumation que je crois assez rare, de grandes dalles calcaires ornées de gravures, des poteries et des instruments en silex parmi lesquels certains types sont nouveaux. Enfin, cette découverte nous a fourni les moyens d'étudier les restes eux-mêmes de ces antiques habitants de l'Anjou, ce qui n’avait pas, que je sache, été fait jusqu’ici.
Taris. — Tjptgniptiif a. Hknni'yfr, nie d'Arcrl, 7.