INTRODUCTION
On a rarement l'occasion d'observer des fractures isolées de l’astragale. Dans la plus grande majorité des cas elles constituent une lésion qui passe inaperçue au milieu de délabrements articulaires plus importants, de fractures des malléoles ou de luxations. Dans le dictionnaire de Dechambre, Labbé fait remarquer que Nélaton n’en donne aucune description. Malgaigne seul leur consacre quelques lignes et assure que les fractures isolées de l’astragale sont moins rares qu'on ne le pense généralement. Le travail désormais classique de Gaupp en rapporte une soixantaine d’observations ; Le Dentu et Delbet portent ce chiffre à 70. Les articles de Rognetta, Monoham, Barral, Shepherd, Dupevyron, Mollière, Jaboulay ont apporté quelques précisions dans l'histoire de ces factures. Ombredanne surtout s'est appliqué à mettre en lumière le mécanisme de leur production et Destot nous a montré un moyen de les dépister sûrement.
On connaît à l'heure actuelle de nombreuses variétés établies d’après le siège et la direction du trait de fracture. Tantôt l'os se trouve divisé en deux parties latérales par un trait vertical antéro-postérieur (Tavignot) ; tantôt partagé en deux fragments superposés par une section horizontale