VJ. — ’ I
On peut donc tenir pour certain que les autre» auteurs célébrés étaient attachés è ce Père, et il serait inutile d'en marquer les noms; mais on ne peut taire saint Anselme et saint Bernard , deux docteurs si célèbres , encore que M. Simon n'en ait point parlé. Or, il est constant qu’ils étaient tous deux grands disciples de saint Augustin , et que saint Bernard a transmis le plus pur suc de sa doctrine sur la grâce et le libre arbitre dons le line qu’il a composé sur cette matière.
Quand M. Simon vient à saint Thomas, il avoue que saint Augustin a été le maître de ce maître des scolastiques, ce qui aussi est incontestable et avoué de tout le monde. Nicolas de Lyra, dit-il ' , suit ordinairement saint Augustinet saint Thomas, qui étaient les deux grands maîtres des théologiens de son temps. 1 1 y a longtemps que cela dure , puisqu’apré» avoir vu ce I respect profond pour la doctrine desalnt Augustin commencer depuis le temps de ce Père, itous en sommes au siècle où vivait Mcolasde Lyra, ce docte re/iÿicirx/mnci’sfain;c’est-â-dlre,comme le remarque notre au teur ’, ou com men ce men / du quatorzième siècle. Encore du temps d’Érasme , on nr.jmuvait lui pardonner le mépris qu'il avait pour saint Augustin Il n'y avait presque que saint Augustin qui fût entre les mains des théologiens, et il est même encore à présent leur oracle * , sans que les censures de M. Simon lui puissent faire perdre ce litre.