‹ suvres de Bossuet De l'instruction de Mgr Le DauphinChapitre 210 sur 518 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

.\fr<*rUtiiin de VI. Simon à éUler le» ljta.<ipliéiiirv des MM'iiiims, et |>refuièreiücn( ccuv ik Servel

Mais parlons d'un peu plus près à M. Simon , et voyons si cc prand antisocinicn , (jui rcnclicrit sur le 7.clc de saint Augustin et de saint Thomas, soutient partout son caractère. Je loi demande quel esprit l'a pu porter a nous donner une si ample evplication de la méthude des nouveaux aiitilrinitaires. Pourquoi ce délail si exact, si étudié de leurs dogmes, de leurs preuves, de leurs solutions, qui l'ait à proportion du reste du livre une des plus longues parlies , et sans duulc la plus ixrherelux; de tout l’ouvrage? C’est une entrcpri.se qui jusqu’ici n’avait point d’exemple; et cette curieuse déduction de tant d’erreurs, sans dessein de les réfuter, n’en peut être qu’une dangereuse et secréte insinuntioii. Puurquui , par exemple , se donner la peine d’exposer le dojnil des disputes de Servet contre la divinité de Jésus-Christ? (jucl bien peut-il arriver à scs lecteurs de la connaissance qu’il leur donne des argnmenis et des ré|)onses de rot impie? et pourquoi employer dre délail plus dé temps qu'il n'en a donné à saint Atliana.se et à saint Basile? Que servait d’étaler tous les rmliarras que trouve ccl hérétique dans le mot de prrxomie, usité dés l’origine du christianisme, et si iH'ees,saire a démêler le dogme de la Trinité des chicanes de ses adversaires 7 Est-ee assez de répondre en général a fiillu donner de nouveaux sens à plusieurs Mots pour expliquer avec plus de nelMé les niijstères de lu rrliijion ? Si l’on n’en dit pas da- V antage , on autorise Servet A donner aussi à ce \ mot son nouveau sens, qui réduit tout le mystère \ de la Trinité h diverses apparitions extérieures I d’une seule et même personne. Pourquoi donner ^ toutes ces idées? ignorc-t-on combien dangereux , sont les pitres qu’on tend aux petits esprits dans ecs erabarr.is de mots d’où ils ne peuvent sortir? Mais pourquoi aeemitumer les oreilles aux blas- I [rliémcs, et les fticonner à entendre dire* que c'est quelque démon qui a suggéré aux hommes ces personnes imaginaires, matbémaliques ri tnéfaphgsiques? ie répète ces mots avec liorreur;

I mais Je suis contraint de reprendre l’nudaee effrénée d’un auteur qui y prend pinisir, el les rapporte sans nécessité. Quelle utilité desavoir comment on élude les (Kissages où Jésus-Christ est appelé Dieu et Fils de Dieu , et ceux où est marquée su préexistence? A-t-on peur que les blasphèmes (|Ui flattent le sons humain ne viennent (wsassi'z lot à la ronnaissance du peuple 7 Servet

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DÉFENSE DE LA TRADITION

Àtnit ignoré de toute la terre ; on n'en entendait parler qu’avec horreur:seslivres, réduits àquinïe ou seir.e exemplaires cachés dans quelque coin de bibliothèque , ne paraissaient plus; M. Simon les remet au jour. Il rend inutile le seul bien que Calvin eût fait , qui était la suppression des ouvrages de cet hérésiarque; et les déchargeant des absurdités les plus grossières et des blasphèmes les plus odieux contre la nature divine, il nous les donne dans un extrait , où il n'y a que la quintessence de leur poison.

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