‹ suvres de Bossuet De l'instruction de Mgr Le DauphinChapitre 242 sur 518 · CHAPITRE VII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VII

De deux leçons du texte de saint Chr}'SQStdnie éKaJemmt bonnes, M. Simon, sans raison, a préféré celle qui lui donnait lien d’accuserre s.iint docteur.

Nous pouvons encore oitserver que , de l'aveu de M. Simon, il y a deux leçons au commencement de ce passage de saint Chrj sostàme : la première est celle qu'on vient de voir. M. Simon demeure d'accord d'une autre leçon , qui n'aurait point de difficulté, et la voici : Saint Paul attaque les Juifs, en leur montrant que le même tàv oJtÔï (c'est-à-dire, Jésus-Christ) est deux choses, et Dieu et homme Sjo riv uiri» Jnxvùç xxt 0sôv xxt avOptoaov. Il est deux choses ensemble , puisqu'il est Dieu et qu'il est homme , BU même sens que le même Père a dit ailleurs ' qu’il en était trois : Pour nous, nous .sommes seulement âme et corps ; mais pour lui, il est tout ensemble , Dieu, âme et corps. Voilà trois choses qu’il est ; mais de ces trois , il y en a deux . âme et eorps, qui se réduisent à une, qui est d'être homme : ainsi, en disant aux Juifs qu'il était deux choses, et Dieu et homtne, il leur avait expliqué tout le mystère de l’Incarnation.

Il n’y a là aucune ombre de difficulté. On n’y parle point de personnes; il y est dit seulement que Jésus-Christ est deux choses , ce qui est certain, puisqu'il est Dieu et homme. Cette leçon se trouve dans l'édition de Paris, de 1633, qui est de Morel , et selon M. Simon même ’ dans eelie de 1636. Ces éditions sont soutenues de leurs manuscriLs; et si M. Simon avait trouvé dans les manuscrits quelque chose de décisif contre la leçon qu’il a suivie, il ne l’aurait pas oublié. Avouons donc qu'il a chargé bien légèrement saint Chrysostàme de tenir le langage des hérétiques , et de parler en nestorien autant que Nestorius aurait pu faire lui-même ’ ; puisqu'nu contraire de deux leçons également reçues, il y en a une qui n'a pas même de difficulté ; et l'autre , dont on abuse , bien entendue , en a si peu , que M. Simon n’en a pu rien tirer que par une manifeste falsification.

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