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dant vingt ans. Mais s'il avait outré la matière en défendant la grAce; s'il avait affaibli le libre arbitre; en un mot, si dans une occasion si Importante il avait , par quelque endroit que ce fût , altéré l’ancienne doctrine , et introduit des nonveautés dans l'Église, il eût fallu l'intcri'ompre et ne pas permettre qu'il combattit des excès par d'autres excès peut-être aussi dangereux.
On ne le lit pas : au contraire, son autorité fut si grande, non-seulement dans les siècles suivants, où le temps amortit l'envie , mais dons le sien même, qu'on la crut seule capable d'abattre les adversaires de la grAce. Ce n’esl pas assez, lui disait-on', de leur alléguer des raisons, si on n’y joint une autorité que les esprits contentieux ne puissent mépriser. Personne n'avait dans l’Église un si haut degré de cette sorte d’autorité que la vie et la doctrine concilie aux évêques. On le priait donc d’en user. Les gens de bien I ui disaient, par la bouche d'Hilaire ' : Tout ce que vous voudrez ou pourrez nous dire par cette grâce que nous admirons en vous , petits et grands , nous le recevrons avec joie comme décidé par une autorité qui nousest également chère et vénérable, TAnqUAM A ROBIS CABISSIUA ET BEVEBERmssiUA AucTOBiTATE DECBETUM. Saint Prospet
lui disait en mèmetemps ’i/’uisçuc, /tar/adisposition particulière de la grâce de Dieu en nos jours, nous ne respirons en cette occasion que par la vigueur de votre doctrine et de votre charité, usez d’instruction envers les humbles et d’une sévère répréhension envers les superbes. Cesteequ'on luiécrivait de nos Gaules. Quand on écrit A travers les mers de cette sorte A un évêque , c’est qu’on le regarde comme l’apètre de son temps. C’est pourquoi le même Prosper lui disait encore * : Tous tant que nous sommes, qui suivons l’autorité sainte et apostolique de votre doctrine, sommes restés tres-instruits par vos derniers livres ; ce qui préi»arnit la joie nu jeune Arnobe, auteurdumême Age, médiocre dans ses pensées, mais naturel et simple , pnurdire A Sérapion dans son dialogue ’’ : fous m’âterez tout doute si vous m’alléguez le témoignage de saint Augustin , parce que je tiendrais pour hérétique celui qui le reprendrait; A quoi il ré{)opd : Vous parlez selon mon cœur; car je crois, je reçois et je défends ses paroles comme les écrits des apôtres. Ce qu'on ne peut dire avec cette confiance d'aucun auteur particulier que lorsqu'on est assuré, par l'approbation de l’Église, qu’il s'est
' Bput. Bpitt. Aug. ft’/ni/. ccxitii ,
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» tbià. crxw, D- 3.
* Bpiitt. Attg. ccxxT.n* a.
* Dtitt. euw Serap. <tp.
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i(i2 DÉFENSE DE I
nourri du sur drs Écritures , et ne s'est pas 6corté de la tradition.