CHAPITRE XXIV
Dmiier r«lniich«Dcnt dn criliqiias , cl passage à an nouveau livre.
Je sais pourtant ce qu'il nous dira ; et c'est ici sou dernier retranchement, et la méthode ordinaire des nouveaux critiques : Je n'agis pas en théologien , Je suis critique ; je ne raisonne pas en l'air. J'établis des faits : qu’on me réponde A saint Chrysostôme , A Théoduret , à Photius, aux Grecs. Ignorant écrivain ou homme de mauvaise foi , qui ne sait pas ou qui dis.simule que toute l’école répond A ces pacages ; et cependant il ne laisse pas de les aUéguer comme s'ils étaient sans réplique. Peut-être même qu'il pense en son cœur qu’on ne peut pas truster ce qu'on a vu des conrilcs de Carthage et de Trente, sur l’intelligence • P. 7M
unanime et perpétuelle du passage de saint Paul, avecJes sentiments contraires de tant d'excellents Grecs qu’il a rapportés. VoilA du moins son objection dans toute sa force ; on ne la dissimule pas ; et Je me suis réservé ici A proposer la méthode dont saint Augustin l'a résolue A l’égard de saint Chrysostême. Nous viendrons après A Théoduret , et s’il le faut , A Photius; mais comme cette discussion est importante , pour donner du repos au lecteur, il est bon de commencer un nouveau livre.