CHAPITRE II
Quatre priocipei inrHillibles de saiat Augustin pour établir sa méthode, [dernier priiici|M: : que la tradition étant établie par des actes nntl>L'nli<piract utiivcrsel.s , la disenssion des |iass.'igcs particuliers des saints Pères n'est lias absolument nécessaire.
le premier principe de saint Augustin est, qu'il n'est pas même absolument nécessaire d'entrer en particulier dans la discussion des sentiineiiLs de tous les Pères, lorsque la tradition est constamment établie par des actes publics, ituthenllqucs et universels, tels qu'étaient dans la matière du péché originel ie baptême des petits enfants en la rémission des pt'-ebés , et les exorcismes qu'on faisait sur eux avant que de les présenter à cc sacrement, puisque cela présupixisait
' Jui. hl>- 1. cap. ^1, n" ï2.
* Itcl. WXi'i, 2H, U9.
qu'ils naissaient sous la pu'Ls<;aucc du diable, et qu'il y avait un péché à leur remettre '. Saint Augustin a démontré dans tous les endroits que nous avons rapportés, et en beaucoup d’autres, que cette pratique de l'Église était suflisante pour établir le péché originel. Il attaque Julien personnellement par cet endroit. Étant flis d'un saint homme , qui depuis fut élevé à l'épiscopat. Il est A croire qu'il avait reçu dès son enfance tous les sacrements ordinaires. Dans cette présnpimsition , saint Augustin lui dit ’ : Vous avez élé baptisé étant enfant, vous avez été exorcisé, on a chassé de vous le démon par le souffle. Mauvais enfant .'vous voulez ôtera votre mère ce que poks en avez vous-méme reçu, et tes sacrements fut lesquels elle vous a enfanté. Par IA donc In tradition de l'Église demeurait constante , et on ne pouvait s'y opposer, disait saint Augustin , non plus qu'A la conséquence qu'on en tirait iwur le péché originel, sans renverser le fondement de l'Église. De cette sorte, la tradition en était fondée sur des actes incontestables , avant même qu'on fut obligé d'entrer dans la discussion des passages particuliers; et ainsi cette discussion n'était pas absolument nécessaire.