‹ suvres de Bossuet De l'instruction de Mgr Le DauphinChapitre 340 sur 518 · PÈRES. LIV. VIII · texte numérisé non relu

PÈRES. LIV. VIII

l’autorité des témoins de saint Augustin : mais pour y ajouter rnniformité , il n’y a aucune partie de la doctrine de ce Père qu’on ne trouve dans leurs témoignages. Faut-il apix^lcr le péché originel un véritable péché? Qu’on lise dans saint Augustin' le témoignage de saint Cypricn, de Réticc, d'Olympius, de saint Hilaire, de saint Ambroise , on l’y trouvera. Saint Cypricn dit , en termes formels , que c’est un péché si véritable , qu'il ne faut rien moins aux petits enfants que le baptéme/raur/e remettre' : Rélicius, de peur qu’on ne croie que la peine seule passe en nous, inculque avec une force invincible le. poids de l’ancien crime, les anciens crimes, les crimes nés avec nous ’ : Olymplus, établit /«rr /a mortelle transgression du premier homme , le vice dans le germe d’où nous avons été formés, et le péché né avec Chomme*. S’il faut forcer tous CCS passages, pour dire que par le péché on en doit entendre la peine , il n’y a plus rien dans l'Église qu’il faille prendre à la lettre , ni aucun acte pour établir la tradition, q\ii ne puisse être éludé : les principaux passages de l'Écriture dont saint .Augustin se servait étaient pour l'.Ancien Teslamentcelui de David ; Kecein iniquilatibus ; et pour le Nouveau celui de saint Paul : Perunum hominem, cfc., depuis le verset 1 3 jusqu’au verset 20 du chapitre v de l’Épitre aux Romains.

Sur le premier passage, saint Augustin produisait le témoignage de saint Uilaire , de saint Grégoire de Naziante et de saint Ambroise ; et sur le second. Il alléguait outre saint Ambroise , qui traduisait et expliquait expressément comme lui ce fameux in quo, tous les Pères qui reconnaissaient qu’en effet nous avions tous péché eu Adam.

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